La pluie a fait des claquettes sur les bâches du court central et n’a cédé la place au claquement des balles que durant 36 minutes, hier, à Roland-Garros. Prévu à 10h00 GMT, le quart de finale du simple messieurs qui opposait Andre Agassi à Juan Carlos Ferrero n’a commencé qu’avec une heure et demie de retard. L’Espagnol a pris d’entrée le service de l’Américain et s’est détaché 5-2, mais un nouvel orage a renvoyé les joueurs aux vestiaires après 23 petites minutes. Le reste de l’après-midi s’est consumé en faux espoirs pour les spectateurs. À deux reprises, les bâches ont été retirées, les chaises des arbitres séchées, les lignes balayées. Chaque fois la pluie est revenue. Un ciel bas et lourd est tombé comme un couvercle sur le central. Les rafales de vent ont chassé des tribunes les derniers irréductibles serrés sous les ponchos. Un parapluie bleu ciel piqué de roses blanches est resté stoïque, planté dans une main gantée de gris à la hauteur du filet. Dans les salles de presse, la victoire des États-Unis sur le Portugal en match de la Coupe du monde de football a fait patienter et alimenté les conversations. Ensuite a commencé la vaine recherche de jeux de cartes puis les parties de « jeu du baccalauréat ». Des rumeurs ont circulé comme celle du départ du joueur Andreï Pavel. Le Roumain, disaient-elles, n’aurait pas accepté de se laisser enliser 24 heures de plus dans un quart de finale contre l’Espagnol Alex Corretja, interrompu mardi soir alors qu’il était mené 7-6 (7-5), 7-5, 4-5 et que sa femme était sur le point d’accoucher en Allemagne. Agassi se lasse Vers 17h30, Juan Carlos Ferrero a fait une apparition à la sortie du couloir des vestiaires, le temps d’un regard désabusé sur le court et d’un petit geste de la main vers les tribunes. Le crachin l’a renvoyé à l’abri. Dans les allées, l’exode vers les stations de métro a commencé. Longtemps, pourtant, les organisateurs ont espéré que le jeu reprendrait et, surtout, ont dit certaines mauvaises langues, qu’ils pourraient atteindre les fatidiques deux heures de jeu qui leur éviteraient de rembourser les spectateurs. Peu après 18h15, ils ont annoncé l’annulation de tous les matches prévus à l’exception du match Agassi-Ferrero et, donc, le renvoi à jeudi du quart de finale entre Sébastien Grosjean et Marat Safin et de la fin de Corretja-Pavel. Un quart d’heure plus tard, le cérémonial de reprise a commencé, retrait des bâches, apparition des juges de ligne. Tout ce que les allées contenaient encore de spectateurs s’est déversé dans les tribunes désormais ouvertes à tous. Agassi et Ferrero ont commencé leur échauffement à 18h45, après s’être morfondus pendant quatre heures et quarante-wcinq minutes dans les vestiaires. Les horloges du central ont repris leur course. Leurs cadrans qui ont la faculté d’effacer le temps perdu sont passés de 23 à 24 minutes de jeu. Ferrero a servi pour le set, mais Agassi a fait le break et est revenu à 5-3. L’Espagnol s’est ménagé deux balles de set sur service adverse dans le jeu suivant et a pris la manche 6-3 après 36 minutes de jeu effectif. Dans la foulée, Ferrero a gagné le premier jeu de la deuxième manche. Au changement de côté, Agassi a fait venir le juge-arbitre Stefan Fransson. Il lui a demandé et a obtenu l’arrêt de la rencontre. Les joueurs ont regagné les vestiaires. Leur deuxième passage sur le court a duré 13 minutes. Météo France annonce encore des averses pour aujourd’hui.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La pluie a fait des claquettes sur les bâches du court central et n’a cédé la place au claquement des balles que durant 36 minutes, hier, à Roland-Garros. Prévu à 10h00 GMT, le quart de finale du simple messieurs qui opposait Andre Agassi à Juan Carlos Ferrero n’a commencé qu’avec une heure et demie de retard. L’Espagnol a pris d’entrée le service de l’Américain et s’est détaché 5-2, mais un nouvel orage a renvoyé les joueurs aux vestiaires après 23 petites minutes. Le reste de l’après-midi s’est consumé en faux espoirs pour les spectateurs. À deux reprises, les bâches ont été retirées, les chaises des arbitres séchées, les lignes balayées. Chaque fois la pluie est revenue. Un ciel bas et lourd est tombé comme un couvercle sur le central. Les rafales de vent ont chassé des tribunes les derniers...