La solution trouvée au dilemme de l’élection partielle du Metn a été accueillie avec soulagement par la communauté financière. En effet, l’offre du dollar, qui tendait à disparaître la veille, a réapparu hier dans des quantités parfois supérieures au potentiel d’absorption de la demande. Pourtant, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL est venu préserver le statu quo sur le marché. D’un côté, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, et, de l’autre côté, négocié entre 1 513,50 et 1 514 LL, dans des volumes d’affaires ne dépassant pas au total 9 millions de dollars. À l’étranger, le dollar s’est un peu redressé hier, regagnant une partie du terrain abandonné dès le début de la semaine dans le sillage de la forte chute de Wall Street. La reprise de celle-ci et la progression de l’indice composite calculé par les directeurs d’achat des entreprises du secteur des services aux États-Unis (ISM) de 55,3 pts en avril à 60,1 pts en mai semblent expliquer cette meilleure tenue du dollar. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre de la Fédération bancaire européenne que la croissance dans la zone euro devrait rester molle cette année pour ne pas dépasser 1,4 % avec un taux de chômage en hausse à 8,5 % contre 8,3 % en 2001. Mais après que la Bourse Nasdaq eut renoué avec la baisse, le dollar devait éprouver beaucoup de difficultés à préserver tous ses gains de la journée, se négociant finalement à New York à 0,9390 pour un euro contre 0,94 la veille, à 1,4590 pour un sterling contre 1,46, à 1,5660 FS contre 1,5645 et à 124,50 yens contre 123,95. Hésitation des Bourses mondiales En Bourse, la tendance était mitigée hier sur les marchés américains des actions, Wall Street gagnant du terrain tandis que le Nasdaq a fluctué irrégulièrement dans les deux sens avant d’afficher une légère hausse, malgré la publication d’une statistique (ISM) meilleure que prévu. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, après le nouvel attentat en Israël, et l’impasse des discussions indo-pakistanaises sur le Cachemire expliquent l’incapacité de la cote américaine à renouer franchement avec la hausse. Il en est de même des scandales et enquêtes officielles auxquels sont confrontées plusieurs sociétés américaines, encourageant les investisseurs étrangers à retirer leur argent des États-Unis. De leur côté, les Bourses européennes ont terminé sur une note indécise, les opérateurs hésitant entre un rebond des technologiques sur des achats à bon compte et un repli des valeurs énergétiques souffrant du recul des cours du brut. De plus, les informations glanées sur la reprise économique en Europe ne sont pas jugées suffisamment décisives pour entraîner un changement de cap. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la baisse de 2 075 actions B de Solidere de 4 3/4 à 4 5/8 USD et la hausse de 173 055 actions de Rymco de 1 20/32 à 1 21/32 USD, dans un marché sur lequel on a relevé la stabilité de 55 000 actions A de Solidere à 4 3/8 USD, de 77 397 actions C de la BEMO Bank à 3 5/16 USD et de 7 000 actions de Holcim-Liban à 18/32 USD. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La solution trouvée au dilemme de l’élection partielle du Metn a été accueillie avec soulagement par la communauté financière. En effet, l’offre du dollar, qui tendait à disparaître la veille, a réapparu hier dans des quantités parfois supérieures au potentiel d’absorption de la demande. Pourtant, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL est venu préserver le statu quo sur le marché. D’un côté, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, et, de l’autre côté, négocié entre 1 513,50 et 1 514 LL, dans des volumes d’affaires ne dépassant pas au total 9 millions de dollars. À l’étranger, le dollar s’est un peu redressé hier, regagnant une partie du terrain abandonné dès le début de la semaine dans le sillage de la forte chute...