Mary Pierce a été emportée par le cyclone Serena Williams 6-1, 6-1, qui a balayé pendant 49 minutes le court Suzanne Lenglen, en quarts de finale des Internationaux de France de tennis, hier, à Roland-Garros. Après une cascade de blessures depuis quatorze mois, l’ancienne n° 1 française était arrivée à Paris les joues encore rouges de la cuisante claque qu’elle venait de recevoir à Rome de la raquette de l’Américaine Jennifer Capriati, 6-0, 6-0. Toute humiliation bue, elle était remontée avec application de l’enfer sans perdre un seul set lors des quatre tours précédents. Ayant renoué ses rapports passionnels avec le public, elle était bien dans sa peau et rappelait parfois la championne qui s’était emparée puissamment du titre il y a deux ans. L’Américaine Serena Williams (n° 3) a ruiné tout cela. Après son passage, ne sont restés que des décombres se traduisant par des chiffres affolants. Débordée de toutes parts, en déséquilibre permanent, Mary Pierce n’a marqué que cinq points sur le service de son adversaire, dont un seul dans le deuxième set ! En dix participations familiales, les « Williams sisters » n’avaient jamais dépassé les quarts de finale. Les voici en demi-finales toutes les deux, Venus (n° 2) ayant écarté de sa route avec à peine plus de ménagements sa compatriote Monica Seles (n° 6), 6-4, 6-3, en 73 minutes. Pourtant, l’aînée des Williams avait été battue pour la première fois en sept rencontres par Seles au début de l’année, en quarts de finale, à Melbourne. Et elle avait renoncé à jouer tout récemment à Rome en raison d’un poignet douloureux qui a apparemment retrouvé sa terrible efficacité. Dans le quart de finale argentin, Clarisa Fernandez, 87e mondiale, a éliminé sa compatriote Paola Suarez, 47e mondiale, 2-6, 7-6 (7/5), 6-1, en améliorant son efficacité au filet à chaque set. Zéro point pour six montées dans le premier, 4 pour 8 dans le deuxième et 6 pour 8 dans le troisième. Au cours d’un match où les deux joueuses, ayant du mal à tenir leur service, ont totalisé 13 pertes de service, Suarez est passée à deux points de la victoire dans le jeu décisif. Elle venait de battre son adversaire en quarts de finale à Madrid. C’était la première fois que deux Argentines se retrouvaient à ce stade de la compétition à Roland-Garros. L’inoubliable Gabriela Sabatini avait été la dernière à parvenir en demi-finale en 1992. Elle avait alors été battue par Seles, que Clarisa Fernandez, qui sera l’adversaire de Venus Williams au prochain tour, aurait pu retrouver au même endroit dix ans après. Serena sera de son côté opposée à Jennifer Capriati (n° 1), qui a battu pour la quatrième fois en autant de rencontres la très offensive Yougoslave Jelena Dokic (n° 7) 6-4, 4-6, 6-1. Serena mène 5-4 face à Capriati et a de surcroît gagné leurs quatre derniers matches. Le bonheur argentin procuré par Fernandez sera incomplet, Guillermo Canas (n° 15) ayant été défait par l’Espagnol Albert Costa (n° 20), 7-5, 3-6, 6-7 (3/7), 6-4, 6-0, après 3 heures 53 minutes de jeu, dans le premier quart de finale masculin. Canas, 24 ans, qui pensait devenir le deuxième Argentin à atteindre les demi-finales en vingt ans, après Franco Squillari en 2000, qui avait pour sa part éliminé... Costa en quarts de finale, a manqué de lucidité aux moments importants, ne transformant que 5 de ses 15 balles de break contre 8 sur 14 pour son adversaire. Le deuxième quart du simple messieurs au programme entre l’Espagnol Alex Corretja, tête de série numéro 18, et le Roumain Andrei Pavel (n° 22) a été interrompu par la nuit alors que le premier menait 7-6 (7/5), 7-5, 4-5.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mary Pierce a été emportée par le cyclone Serena Williams 6-1, 6-1, qui a balayé pendant 49 minutes le court Suzanne Lenglen, en quarts de finale des Internationaux de France de tennis, hier, à Roland-Garros. Après une cascade de blessures depuis quatorze mois, l’ancienne n° 1 française était arrivée à Paris les joues encore rouges de la cuisante claque qu’elle venait de recevoir à Rome de la raquette de l’Américaine Jennifer Capriati, 6-0, 6-0. Toute humiliation bue, elle était remontée avec application de l’enfer sans perdre un seul set lors des quatre tours précédents. Ayant renoué ses rapports passionnels avec le public, elle était bien dans sa peau et rappelait parfois la championne qui s’était emparée puissamment du titre il y a deux ans. L’Américaine Serena Williams (n° 3) a ruiné tout cela....