Le marché des changes de Beyrouth s’est montré de plus en plus décontracté hier, dans la perspective d’un « happy end » de l’affaire de la téléphonie mobile qui avait assombri le climat politique dans le pays depuis le début du mois. En effet, l’offre du dollar continuait à se faire sentir quoique au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, alors que sa demande tendait à ralentir. Mais avec le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être toujours fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires à 1514,- LL, dans des volumes très minces ne dépassant pas au total 7 millions de dollars. À l’étranger, le billet vert a connu un nouvel accès de faiblesse hier, le ramenant à son plus bas face à l’euro depuis début septembre 2001. Ce phénomène s’est produit malgré l’annonce d’une hausse de l’indice de confiance des consommateurs aux États-Unis de 108,50 pts en avril à 109,80 pts en mai, des dépenses des ménages américains de 0,5 % en avril et de leurs revenus de 0,3 % ainsi que des reventes de logements de 7 % pendant la même période. Cette baisse du dollar a été donc surprenante car il n’y a pas véritablement de raison fondamentale pour la justifier autre que la chute de Wall Street qui a entraîné une profonde désaffection pour les placements en actifs américains. Plus tôt dans la journée, la monnaie européenne avait profité de la hausse de 0,3 % des ventes du commerce de détail dans la zone euro en mars et de 2 % sur un an ainsi que de l’augmentation de 6 % des ventes de logements neufs en France au 1er trimestre 2002 par rapport à la même période de l’année précédente. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié sur un ton faible à New York à 0,9295 pour un euro contre 0,9210 la veille à Londres, à 1,4595 pour un sterling contre 1,4565, à 1,5730 FS contre 1,5835 et à 124,50 yens contre 124,80. Les Bourses dans la tourmente avec Wall Street En Bourse, les marchés américains était de nouveau en baisse hier après le long week-end du Memorial Day, en raison de la persistance des inquiétudes sur l’état d’esprit des consommateurs aux États-Unis. À cet égard, les opérateurs n’ont guère été rassurés par la baisse de la composante des anticipations qui mesurent les attentes des consommateurs dans les prochains mois de 109,6 pts en avril à 109,4 pts en mai. Cela d’autant qu’il y a un sentiment que des titres boursiers pourraient être surévalués dans la mesure où une défaillance de la consommation pourrait retarder encore plus le redressement de la performance des entreprises américaines. C’est justement la raison derrière la révision à la baisse par Merrill Lynch de ses prévisions de bénéfice pour Intel et d’autres sociétés technologiques. Les Bourses européennes se sont orientées à la baisse aussi pour terminer dans le rouge dans le sillage de Wall Street et du Nasdaq. La poursuite des pressions contre Deutsche Telekom et d’autres sociétés du secteur ainsi que les attaques contre les bancaires sous la conduite de Barclays Bank semblent expliquer leur nouvel accès de faiblesse. À la Bourse de Beyrouth c’est le statu quo avec le maintien de 350 actions A de Solidere à 4 3/8 dollars, de 50 actions B de la même société à 4 3/4 dollars et de 10 000 actions de Holcim-Liban à 18/32 dollar. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché des changes de Beyrouth s’est montré de plus en plus décontracté hier, dans la perspective d’un « happy end » de l’affaire de la téléphonie mobile qui avait assombri le climat politique dans le pays depuis le début du mois. En effet, l’offre du dollar continuait à se faire sentir quoique au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, alors que sa demande tendait à ralentir. Mais avec le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être toujours fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires à 1514,- LL, dans des volumes très minces ne dépassant pas au total 7 millions de dollars. À l’étranger, le billet vert a connu un nouvel accès de faiblesse hier, le ramenant à son plus bas face à l’euro depuis début septembre 2001....