Rechercher
Rechercher

Actualités

Les « Aigles de Carthage » ont du plomb dans l’aile

Cinq mois après leur piètre prestation à la Coupe d’Afrique des nations au Mali, les « Aigles de Carthage », surnom de la sélection de Tunisie, peinent encore à trouver leurs repères, à neuf jours de leur premier match au Mondial contre la Russie, le 5 juin. Deux tristes 0-0 (contre la Zambie et le Sénégal), une défaite, 1-0 (contre l’Égypte), pour zéro but marqué lors de la CAN, le bilan a été fatal au sélectionneur français Henri Michel, appelé à la rescousse en novembre 2001 pour remplacer l’Allemand Ekhard Krautzen. La Tunisie disputera en Asie la troisième Coupe du monde de son histoire après avoir connu un parcours sans histoire en qualification, dominant son groupe éliminatoire avec 8 victoires, 2 nuls et 0 défaite. Pourtant, avant de jeter l’éponge, Henri Michel avait déploré : « Quand je vois ce que l’on a montré sur le terrain et qu’on va aller au Mondial avec ce groupe, j’ai de quoi être inquiet. Je ne suis pas un faiseur de miracles. » Ammar Souyah, un technicien tunisien de 45 ans, sans expérience au haut niveau, lui a succédé pour conduire l’équipe au Mondial. À la différence du Français, Souyah peut compter sur quelques bons éléments qui n’ont pas pu se rendre au Mali, en particulier les attaquants Adel Sellimi (Fribourg/All), Ziad Jaziri (Étoile du Sahel) et Ali Zitouni (ES Tunis), lequel est remis d’une grave blessure qui l’a tenu éloigné des terrains pendant six mois. Chemin de croix Avec le changement de staff technique et le renforcement de la ligne d’attaque, les Tunisiens s’attendaient à une meilleure prestation de la part des coéquipiers de Zoubaier Beya. Mais le mauvais sort a fait que la Tunisie est privée des services de son vétéran emblématique, le gardien de but Chokri el-Ouaer, parti en retraite, et de son meneur de jeu, Skander Souyah, écarté pour dopage à moins d’un mois de la Coupe du monde. Un stage de préparation à Vittel (France), début mai, était venu raviver l’espoir chez les Tunisiens. Après une « série noire » de sept matches sans parvenir à inscrire le moindre but, la sélection tunisienne a trouvé de nouveau le chemin des filets, lors de deux matches amicaux contre le FC Metz (4-3) et Sedan (3-0). Nouveau coup dur: le joueur en forme de la sélection, Oussama Sellami, auteur de deux doublés lors de ces deux matches, a été victime d’une fracture du métatarse nécessitant six semaines d’inactivité au cours d’une rencontre amicale contre Oita Trinita (promu en D1 japonaise), au lendemain de l’arrivée de la sélection tunisienne au Japon. La Tunisie a poursuivi depuis son chemin de croix en s’inclinant jeudi (3-0) contre un club de D1 japonaise, Gamba Osaka, puis à nouveau hier contre le Danemark (2-1). Malgré les 60 000 dinars promis à chaque joueur en cas de qualification pour le deuxième tour, il lui sera cependant difficile de sortir du groupe H comprenant le Japon, la Russie et la Belgique.
Cinq mois après leur piètre prestation à la Coupe d’Afrique des nations au Mali, les « Aigles de Carthage », surnom de la sélection de Tunisie, peinent encore à trouver leurs repères, à neuf jours de leur premier match au Mondial contre la Russie, le 5 juin. Deux tristes 0-0 (contre la Zambie et le Sénégal), une défaite, 1-0 (contre l’Égypte), pour zéro but marqué lors de la CAN, le bilan a été fatal au sélectionneur français Henri Michel, appelé à la rescousse en novembre 2001 pour remplacer l’Allemand Ekhard Krautzen. La Tunisie disputera en Asie la troisième Coupe du monde de son histoire après avoir connu un parcours sans histoire en qualification, dominant son groupe éliminatoire avec 8 victoires, 2 nuls et 0 défaite. Pourtant, avant de jeter l’éponge, Henri Michel avait déploré : « Quand je vois...