Mozambique Au moins 195 tués dans le déraillement d’un train
le 27 mai 2002 à 00h00
Au moins 195 personnes ont été tuées et 300 autres blessées samedi à l’aube au Mozambique dans le déraillement d’un train, composé de voitures de passagers et de wagons de marchandises, à Pessene, à environ 40 kilomètres au sud-ouest de Maputo. La priorité était hier de sauver les vies des blessés les plus graves dans un des pays les plus pauvres du monde, au système de santé déficient. À la suite de cette catastrophe, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national et les drapeaux ont été mis en berne. Le train a déraillé alors qu’il assurait la liaison entre Ressano Garcia, près de la frontière sud-africaine, et Maputo. Il transportait en majorité des femmes faisant du petit commerce. La catastrophe ferroviaire de Pessene est la plus meurtrière de l’histoire du Mozambique. Jusqu’alors, l’accident le plus grave s’était produit en 1990 à Nacala (nord) et avait fait 106 morts. La cause de l’accident n’était pas encore connue dimanche, mais les résultats préliminaires de l’enquête gouvernementale semblent indiquer qu’une erreur humaine en est à l’origine, selon le ministre des Transports. Samedi, l’agence de presse portugaise Lusa avait affirmé que l’accident était dû à une défaillance du système de freinage du train. Les hôpitaux de Maputo faisaient tout leur possible pour trouver des médecins et du sang afin de pouvoir sauver les vies des blessés les plus graves, estimés à une vingtaine. Cette catastrophe a révélé la déficience du système de santé du Mozambique, déjà confronté à d’importantes épidémies de malaria et de choléra en début d’année qui ont épuisé les maigres réserves en médicaments et en sang dans ce pays, l’un des plus pauvres au monde. Depuis des mois, l’hôpital central de Maputo, où ont été transportés les blessés, manque de sang pour les transfusions. En décembre 2001, l’établissement n’avait plus aucune réserve et sa direction avait décidé de lancer une campagne de porte-à-porte pour en collecter.
Au moins 195 personnes ont été tuées et 300 autres blessées samedi à l’aube au Mozambique dans le déraillement d’un train, composé de voitures de passagers et de wagons de marchandises, à Pessene, à environ 40 kilomètres au sud-ouest de Maputo. La priorité était hier de sauver les vies des blessés les plus graves dans un des pays les plus pauvres du monde, au système de santé déficient. À la suite de cette catastrophe, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national et les drapeaux ont été mis en berne. Le train a déraillé alors qu’il assurait la liaison entre Ressano Garcia, près de la frontière sud-africaine, et Maputo. Il transportait en majorité des femmes faisant du petit commerce. La catastrophe ferroviaire de Pessene est la plus meurtrière de l’histoire du Mozambique. Jusqu’alors,...
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