Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Syrie Brève audience au procès de l’opposant communiste Riad Turk

L’opposant communiste syrien Riad Turk a fait hier une brève apparition devant la Cour de sûreté de l’État à Damas et refusé de répondre aux questions des juges en l’absence du public et de la presse, ont indiqué ses avocats. M. Turk, accusé notamment d’atteinte à la Constitution et d’incitation à une sédition armée, est sorti du tribunal au bout d’une heure et a salué de la main une foule d’une centaine de personnes qui l’ont applaudi. Il risque la prison à vie, selon la défense. Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 27 mai. Son président, Fayez Nouri, a menacé M. Turk de tenir les prochaines audiences à huis clos et de lui désigner un avocat d’office s’il continue à refuser de répondre aux questions. M. Turk est également poursuivi pour « tentative de saper le sentiment patriotique », « incitation à des dissensions confessionnelles » et « propagation d’informations mensongères et exagérées portant atteinte au moral et à l’image de la nation. » M. Turk, secrétaire général du Parti communiste-bureau politique, a été emprisonné le 1er septembre 2001, après avoir été relâché en 1998 après plus de 17 ans d’incarcération sans jugement. Lors d’une réunion dans un domicile privé à Damas le 6 août 2001, il avait dressé un tableau sombre de la situation sous le président Hafez el-Assad, décédé en juin 2000. Il avait appelé à un « passage du despotisme à la démocratie », déclaration ressentie par les autorités comme une critique du défunt président, selon l’un de ses avocats, Me Hassan Abdel-Azim. Deux opposants, les députés Riad Seif et Maamoun al-Homsi, ont été récemment condamnés par la cour pénale de Damas à cinq ans de prison chacun, après avoir été accusés de tentative de changer la Constitution par des moyens illégaux et sept autres attendent d’être jugés par la Cour de sûreté de l’État.
L’opposant communiste syrien Riad Turk a fait hier une brève apparition devant la Cour de sûreté de l’État à Damas et refusé de répondre aux questions des juges en l’absence du public et de la presse, ont indiqué ses avocats. M. Turk, accusé notamment d’atteinte à la Constitution et d’incitation à une sédition armée, est sorti du tribunal au bout d’une heure et a salué de la main une foule d’une centaine de personnes qui l’ont applaudi. Il risque la prison à vie, selon la défense. Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 27 mai. Son président, Fayez Nouri, a menacé M. Turk de tenir les prochaines audiences à huis clos et de lui désigner un avocat d’office s’il continue à refuser de répondre aux questions. M. Turk est également poursuivi pour « tentative de saper le sentiment patriotique »,...