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Actualités - Chronologie

L’UE parvient enfin à répartir les 13 Palestiniens de la Nativité

Neuf jours après le bannissement par Israël des 13 Palestiniens de la basilique de la Nativité, un accord est enfin intervenu samedi soir entre six pays de l’Union européenne et Chypre pour leur répartition, mettant fin à d’âpres négociations entre les Quinze. Six pays de l’UE ont accepté de prendre en charge, à une date qui n’a pas été précisée, un ou plusieurs des miliciens du Hamas ou du Fateh expulsés à la demande d’Israël. Ces Palestiniens attendaient d’être fixés sur leur sort depuis le 10 mai dans un hôtel de Larnaca (Chypre) où ils ne devaient en principe rester que quelques jours. L’Espagne et l’Italie accueilleront finalement trois Palestiniens chacune, la Grèce et l’Irlande, deux chacune, et le Portugal et la Belgique, un chacun. Le porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères, Alberto Aza, a déclaré qu’en vertu de l’accord « dont les modalités restent à préciser dans les prochains jours », le treizième Palestinien resterait à Chypre. Mais à Nicosie, le porte-parole du gouvernement chypriote Michalis Papapétrou a affirmé hier n’avoir reçu aucune demande de l’UE en ce sens. « Rien n’a été confirmé par Chypre », a-t-il déclaré, affirmant qu’une fois les douze Palestiniens partis, son gouvernement continuerait « les négociations sur le treizième ». La Finlande n’accueillera finalement aucun des bannis, contrairement à ce qui avait été annoncé par erreur dans un premier temps par l’UE. Selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, cet accord est intervenu tard samedi soir à l’issue d’une série de coups de téléphone entre le chef de la diplomatie espagnole Josep Piqué et ses homologues européens. Le fait que la Grèce ait accepté de recevoir deux des exilés et la médiation de l’envoyé spécial de l’UE au Proche-Orient Miguel Angel Moratinos ont été des facteurs déterminants pour régler cette question, a-t-on assuré de même source. Alors que le départ vers Chypre des 13 Palestiniens le 10 mai avait été perçu comme une victoire de la diplomatie européenne, et qu’il avait permis la levée du siège de la basilique de la Nativité à Bethléem par l’armée israélienne au bout de 38 jours, les Quinze s’étaient depuis lors enlisés dans d’interminables discussions sur leur répartition, ne parvenant pas à s’entendre sur le nombre que chacun était disposé à accepter sur son territoire. Ces négociations s’étaient poursuivies vendredi soir et samedi à Madrid, en marge d’un sommet UE-Amérique latine-Caraïbes, après l’échec vendredi dernier d’une réunion à Bruxelles des ambassadeurs des Quinze auprès de l’UE. Cette réunion avait toutefois abouti sur une ébauche de compromis concernant le futur statut juridique dans leurs pays d’accueil des 13 Palestiniens, considérés comme « extrêmement dangereux » par Israël qui n’a pas écarté la possibilité de réclamer ultérieurement leur extradition. Selon la présidence de l’UE, les 13 hommes seront accueillis « pour raisons humanitaires » et auront droit de faire venir leurs familles. S’ils demandent l’asile politique, chaque pays d’accueil appliquera sa propre législation en la matière. Au cas où Israël demanderait leur extradition, l’ensemble des gouvernements de l’UE adopteront une position commune sur ce sujet. Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi avait en outre déclaré vendredi que les Palestiniens « séjourneront à titre provisoire en Europe pendant douze mois » et « n’auront pas la possibilité de se déplacer dans d’autres pays ». L’accord de répartition doit être entériné mardi, lors d’une nouvelle réunion des ambassadeurs des Quinze à Bruxelles.
Neuf jours après le bannissement par Israël des 13 Palestiniens de la basilique de la Nativité, un accord est enfin intervenu samedi soir entre six pays de l’Union européenne et Chypre pour leur répartition, mettant fin à d’âpres négociations entre les Quinze. Six pays de l’UE ont accepté de prendre en charge, à une date qui n’a pas été précisée, un ou plusieurs des miliciens du Hamas ou du Fateh expulsés à la demande d’Israël. Ces Palestiniens attendaient d’être fixés sur leur sort depuis le 10 mai dans un hôtel de Larnaca (Chypre) où ils ne devaient en principe rester que quelques jours. L’Espagne et l’Italie accueilleront finalement trois Palestiniens chacune, la Grèce et l’Irlande, deux chacune, et le Portugal et la Belgique, un chacun. Le porte-parole du ministère espagnol des Affaires...