Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan est arrivé mardi à Chypre pour tenter de relancer les discussions qui piétinent entre les Chypriotes grecs et turcs sur la réunification de l’île divisée depuis 1974. Arrivé à l’aéroport de Larnaca, dans la partie grecque de l’île, M. Annan s’est déclaré « inquiet » du manque de progrès dans ces négociations. « Je suis inquiet de la lenteur des progrès, tout comme le sont les pays membres du Conseil de sécurité », a dit M. Annan. « Des progrès décisifs sont nécessaires », a-t-il ajouté. M. Annan a invité le président chypriote-grec Glafcos Cléridès et le président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue seulement par la Turquie) Rauf Denktash à faire preuve d’un esprit de compromis afin de conclure leurs négociations d’ici à fin juin, date limite qu’ils avaient eux-mêmes décidée. « Je suis venu dans l’île pour mettre en relief la grande responsabilité que les deux dirigeants endossent, pour les inviter à aller de l’avant avec à l’esprit un sentiment commun d’urgence et une volonté de compromis », a-t-il dit. M. Annan s’est ensuite rendu à Nicosie, dernière capitale divisée au monde, pour effectuer jusqu’à jeudi la première visite d’un secrétaire général de l’Onu à Chypre depuis plus de 20 ans. Aujourd’hui, il doit s’entretenir avec M. Cléridès avant de voir à Nicosie-Nord M. Denktash. En soirée, les trois hommes doivent se retrouver à dîner dans la zone tampon de Nicosie, contrôlée par les Casques bleus de l’Onu. Entretiens Cléridès-Denktash Avant l’arrivée de M. Annan, MM. Cléridès et Denktash ont eu à Nicosie de nouveaux entretiens, totalement fermés aux journalistes comme tous les précédents pourparlers entamés début janvier. Les parties semblent avoir adopté la prudence, avant la visite de M. Annan. Le porte-parole du gouvernement chypriote-grec, Michalis Papapétrou, a indiqué que le secrétaire général n’avait « pas l’intention de présenter un plan pour un règlement ». « Le but (de sa visite) est de créer une dynamique pour sortir le processus d’une phase difficile » et aboutir à un accord d’ici à fin juin, a-t-il ajouté à la radio publique. MM. Denktash et Cléridès avaient indiqué qu’ils comptaient aboutir avant juin 2002, mais aucun progrès réel n’a été enregistré dans les pourparlers visant à trouver un règlement pour Chypre, île divisée en deux secteurs depuis l’intervention militaire turque dans le nord, après un coup d’État soutenu par la junte au pouvoir à Athènes et visant à rattacher l’île à la Grèce. La RTCN et Ankara veulent la création d’une entité regroupant deux États souverains, alors que Chypre et la communauté internationale penchent en faveur d’une fédération. M. Annan lui-même a averti les deux parties chypriotes, dans une déclaration au journal grec Ethnos publiée dimanche, qu’il ne s’attendait pas à des « miracles » lors de sa visite à Nicosie. Lundi, M. Denktash a estimé que les chances de régler la question chypriote d’ici à juin s’amenuisaient car les progrès escomptés n’avaient pu être enregistrés aux négociations. « Les chances d’un accord d’ici à juin ont diminué car les percées attendues n’ont pas eu lieu », a-t-il dit à l’agence chypriote-turque TAK. Les pourparlers se tiennent à l’aéroport désaffecté de Nicosie, situé dans la zone tampon, en présence de l’envoyé spécial de l’Onu pour Chypre, Alvaro de Soto.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan est arrivé mardi à Chypre pour tenter de relancer les discussions qui piétinent entre les Chypriotes grecs et turcs sur la réunification de l’île divisée depuis 1974. Arrivé à l’aéroport de Larnaca, dans la partie grecque de l’île, M. Annan s’est déclaré « inquiet » du manque de progrès dans ces négociations. « Je suis inquiet de la lenteur des progrès, tout comme le sont les pays membres du Conseil de sécurité », a dit M. Annan. « Des progrès décisifs sont nécessaires », a-t-il ajouté. M. Annan a invité le président chypriote-grec Glafcos Cléridès et le président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue seulement par la Turquie) Rauf Denktash à faire preuve d’un esprit de compromis afin de conclure leurs négociations...