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Actualités - Analyse

Mondial 2002 - Bierhoff veut réussir sa dernière Coupe du monde

L’international allemand Oliver Bierhoff a quitté Monaco en conflit avec son entraîneur Didier Deschamp et compte désormais sur le Mondial pour réussir sa sortie après une saison ratée sur le Rocher. Après avoir cédé son brassard de capitaine à Oliver Khan, il y a quelques mois, l’attaquant entend maintenant se concentrer sur son rôle de buteur. « J’ai été capitaine pendant trois ans et demi et les appréciations étaient mitigées. J’ai surtout voulu en faisant ce geste ne pas être perturbé. J’ai choisi de privilégier en effet ma concentration personnelle », explique-t-il. « Les rôles cumulés de capitaine et de buteur sont parfois difficiles à assumer lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous et que les critiques fusent. » Concentré désormais sur son propre apport en attaque, il veut « donner le maximum pour réussir un bon Mondial ». « C’est une compétition qui de toute manière tient à cœur de tout joueur de haut niveau. Pour ce qui me concerne, je n’ai pas à penser au futur, ma carrière arrive bientôt à son terme et je ne jouerais rien pour mon avenir. » S’il n’a donc pas la pression de ce point de vue, il trouve néanmoins une motivation particulière, celle qui l’a animé lors de toutes ses prestations en équipe nationale. « Pour moi, c’est particulier parce que j’ai fait la plus grande partie de ma carrière à l’étranger. C’était un choix et lorsque je retrouve l’équipe nationale, c’est pour moi la seule occasion de me montrer aux supporters du pays », affirme-t-il. Concernant la sélection nationale, Oliver Bierhoff se montre d’autant plus confiant que le groupe de l’Allemagne, en Corée du Sud et au Japon, n’est pas le plus difficile de la compétition, avec l’Eire, l’Arabie saoudite et le Cameroun. « L’ambiance s’est améliorée après un championnat d’Europe catastrophique qui avait suscité beaucoup de critiques chez nous. On a fait un bon parcours de qualifications, on a retrouvé notre rythme et les matches amicaux ont été satisfaisants au niveau du jeu ». « Aller au quart » « L’équipe a trouvé une certaine assise et une qualité de jeu même si nous n’avons pas atteint le niveau qui était le nôtre dans les années 90 », souligne-t-il. Alors s’il situe actuellement la sélection nationale allemande juste après les nations les plus cotées : France, Argentine, Brésil, Italie et Angleterre, s’il reconnaît volontiers qu’il manque à l’équipe allemande « un Zidane ou un Vieira pour se hisser au sommet », il estime néanmoins que sa marge de progression est importante. « La confiance qui est revenue et la réussite des joueurs en ce moment dans leurs clubs comme ceux de Shalke ou du Bayer Leverkussen peuvent avoir une influence sur le moral et se répercuter dans la qualité de jeu et l’envie lors du Mondial. » Sa confiance s’appuie aussi sur le fait que la colonne vertébrale de l’équipe n’a pas été modifiée. « Les joueurs sont à peu près les mêmes que ceux qui ont participé à l’Euro2000 mais avec l’expérience supplémentaire et la progression de leur niveau de jeu de certains. Beaucoup ont fait d’énormes progrès. » À prendre en compte aussi l’influence de celui qui était venu au départ pour trois ou quatre matches et qui est toujours aujourd’hui à la tête de la sélection : Rudi Völler. « Il a réussi à faire tomber les tensions et je crois qu’il nous a beaucoup aidés. Les résultats, qui sont arrivés avec la chance que nous avons eue de rencontrer des équipes assez faciles, ont apporté S et dynamique », estime Oliver Bierhoff. « Tout à coup on s’est rendu compte que, dans notre pays où l’enthousiasme fait souvent suite aux critiques acerbes, le public et la presse nous ont soutenus. En ce sens, il y a eu un sursaut favorable et important après la défaite contre l’Angleterre qui avait été très mal ressentie ». Persuadé que l’équipe « sait où elle va » et « qu’elle ne connaîtra pas les mêmes conflits de caractère qu’en 2000 », Oliver Bierhoff pense qu’il y a la possibilité « de faire un beau parcours ». Alors, l’objectif minimum est selon lui « d’aller en quart, voire plus, sachant que désormais, sur un match, le résultat peut basculer sur un coup de pied arrêté... »
L’international allemand Oliver Bierhoff a quitté Monaco en conflit avec son entraîneur Didier Deschamp et compte désormais sur le Mondial pour réussir sa sortie après une saison ratée sur le Rocher. Après avoir cédé son brassard de capitaine à Oliver Khan, il y a quelques mois, l’attaquant entend maintenant se concentrer sur son rôle de buteur. « J’ai été capitaine pendant trois ans et demi et les appréciations étaient mitigées. J’ai surtout voulu en faisant ce geste ne pas être perturbé. J’ai choisi de privilégier en effet ma concentration personnelle », explique-t-il. « Les rôles cumulés de capitaine et de buteur sont parfois difficiles à assumer lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous et que les critiques fusent. » Concentré désormais sur son propre apport en attaque, il veut « donner...