Rechercher
Rechercher

Actualités

Mondial-2002 : l’Allemagne clopin-clopant vise les huitièmes

Deux absents de marque, de nombreux joueurs encore blessés et d’autres tout juste remis, un attaquant qui n’a inscrit aucun but de la saison : l’Allemagne, deux ans après un catastrophique championnat d’Europe des nations de football, ira au Mondial clopin-clopant. L’ambition officielle sera d’y atteindre «au moins les huitièmes de finale», a déclaré le sélectionneur national, Rudi Voeller, en présentant, lundi à Francfort, sa «liste des 23». Un tel objectif consacre en quelque sorte le statut de PME du football international de ce pays pourtant trois fois champion du monde (1954, 1974 1990), qui n’a plus brillé depuis son titre européen en 1996. Ont suivi, depuis, une élimination en quarts de finale au Mondial français de 1998 (comme en 1994 aux Etats-Unis) et une traumatisante sortie de route dès le premier tour à l’Euro 2000 néerlando-belge. «Nous sommes obligés d’atteindre cet objectif des huitièmes. Nous ne voulons pas nous faire plus petits ou plus faibles que nous sommes. Je crois à cette équipe. Avec un vrai esprit de corps, on peut aller loin», a poursuivi Voeller. Ce serait là un service minimum, dans un groupe dit facile, composée de l’Arabie saoudite, de l’Irlande et du Cameroun. Sortie haut la main de la petite porte des barrages contre l’Ukraine en novembre dernier, l’Allemagne se présentera convalescente au Japon, où elle disputera son premier tour. Absents de marque D’abord parce que deux titulaires indiscutables et rarement discutés n’en seront pas : le libéro de Leverkusen, Jens Nowotny, et le milieu offensif du Bayern Munich, Mehmet Scholl. Le premier est victime d’une rupture du ligament du genou ; le second, blessé à répétition cette saison, a préféré déclarer forfait, même s’il est l’un des hommes en forme du Bayern des dernières semaines. «Il y a de quoi être songeur quand on voit ses performances. Je respecte sa décision, mais ne l’accepte pas», a d’ailleurs déclaré le gardien Oliver Kahn sur le «mystère Scholl». Voeller, lui, a défendu l’un de ses rares joueurs capables de faire basculer une rencontre sur un exploit personnel : «Il va moins bien qu’il n’en a l’air». La tâche créative reviendra donc au milieu à Michael Ballack et Sebastian Deisler (Hertha Berlin). Celui-ci a joué 12 minutes, samedi, pour la première fois depuis le 4 avril et sa blessure aux adducteurs, après avoir manqué 5 mois, d’octobre à mars, pour une blessure au genou. «Il a montré qu’il pouvait de nouveau courir», s’est félicité le «teamchef». Deux autres titulaires encore à l’arrêt figurent sur cette liste des partants : l’arrière du Hertha Marko Rehmer (cheville) et le milieu de Tottenham Christian Ziege (articulation tibio-tarsienne). L’attaque de la «Mannschaft» ne prête pas non plus à l’optimisme. L’absence de grand talent malgré l’éclosion de Miroslav Klose peut s’avérer rédhibitoire. D’autant que Voeller a préféré renoncer au meilleur buteur de Bundesliga, Martin Max (18 buts avec 1860 Munich) pour lui préférer Carsten Jancker (Bayern Munich), au tableau de chasse vierge cette saison. «C’était un casse-tête terrible» a-t-il avoué. «Je ne comprends plus le monde», a répondu Max. A toutes fins utiles, Max et sept autres joueurs sont d’ailleurs sur une «liste d’attente», car «il y a une forte probabilité qu’une autre nomination ait lieu».
Deux absents de marque, de nombreux joueurs encore blessés et d’autres tout juste remis, un attaquant qui n’a inscrit aucun but de la saison : l’Allemagne, deux ans après un catastrophique championnat d’Europe des nations de football, ira au Mondial clopin-clopant. L’ambition officielle sera d’y atteindre «au moins les huitièmes de finale», a déclaré le sélectionneur national, Rudi Voeller, en présentant, lundi à Francfort, sa «liste des 23». Un tel objectif consacre en quelque sorte le statut de PME du football international de ce pays pourtant trois fois champion du monde (1954, 1974 1990), qui n’a plus brillé depuis son titre européen en 1996. Ont suivi, depuis, une élimination en quarts de finale au Mondial français de 1998 (comme en 1994 aux Etats-Unis) et une traumatisante sortie de route dès le...