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Sante - Le nez, ce méconnu (photo)

D’où le nez tire ses origines? À quoi sert cette excroissance puisque le flair est sensiblement moins développé chez les humains que chez les animaux? En fait, le nez reste un mystère scientifique. Il y a plus de 35 millions d’années, signalent des scientifiques, les singes étaient dotés d’une truffe sans poils, aux narines fendues (le mot savant: «le rhinarium). Trois millions d’années plus tard, la température moyenne de la planète baisse de 10°C. C’est ce que les savants appellent «la grande coupure». Les forêts sur la bande tropicale s’étiolent et rétrécissent. L’Europe devient une île et les présinges donnent naissance aux singes d’aujourd’hui. Limités à l’Afrique, ils s’adaptent à une vie diurne: les orbites de leurs yeux se développent en grandissant et se rapprochent l’une de l’autre. Leur vue aussi se perfectionne. Mais le rapprochement des orbites a pour conséquence la réduction de l’espace entre elles, affecté à l’olfaction. Le crâne tout entier d’ailleurs subi une modification au cours de laquelle la truffe et le museau disparaissent. C’est du moins ce que supposent les paléontologues. La perte de la truffe coïncide avec le renforcement de la vue... Par la suite, le futur homme accuse une régression des surfaces olfactives, et son anatomie se modifie. La muqueuse qui recouvre les cornets (trois lames osseuses pendantes dans la cavité nasale) se dote de cellules olfactives. Au cours des grandes migrations qui vont suivre, nos très lointains aïeux ont développé leur vue beaucoup plus que leur odorat. C’est elle qui leur permettait de quitter la forêt pour les savanes, leur garantissant la vision lointaine des paysages susceptibles de les accueillir. Chez l’Homo sapiens, la vision se devait d’être plus forte, car plus nécessaire pour la survie que l’odorat. En perdant sa truffe, l’homme gagnait son regard. La fonction du nez Trois théories viennent expliquer le pourquoi de cet organe placé au milieu du visage, doté d’une efficacité limitée puisque, tout compte fait, il n’est là que pour humer les bonnes odeurs... Première théorie: né sur le sol africain, le nez permettrait à l’homme de «conditionner» tant soit peu un air trop sec et trop chaud. Doté de microscopiques épines (poils), il était également en mesure de nettoyer l’air inhalé de sa poussière. Deuxième théorie: le nez étant une caisse de résonance, il a contribué à l’acquisition et au développement de la communication par la parole chez l’homme. Troisième théorie: appendice qui équilibre et donne du charme au visage, le nez serait associé à la sexualité. De bien loin, toutefois, et à la suite de multiples suppositions parfois acrobatiques. Mais n’oublions pas Cyrano, le héros d’Edmond Rostand, que l’auteur a doté d’un grand nez pour symboliser une masculinité vive, vigoureuse et attachante.
D’où le nez tire ses origines? À quoi sert cette excroissance puisque le flair est sensiblement moins développé chez les humains que chez les animaux? En fait, le nez reste un mystère scientifique. Il y a plus de 35 millions d’années, signalent des scientifiques, les singes étaient dotés d’une truffe sans poils, aux narines fendues (le mot savant: «le rhinarium). Trois millions d’années plus tard, la température moyenne de la planète baisse de 10°C. C’est ce que les savants appellent «la grande coupure». Les forêts sur la bande tropicale s’étiolent et rétrécissent. L’Europe devient une île et les présinges donnent naissance aux singes d’aujourd’hui. Limités à l’Afrique, ils s’adaptent à une vie diurne: les orbites de leurs yeux se développent en grandissant et se rapprochent l’une de...