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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Fermeté de l’euro sur fond d’inquiétudes américaines

Les opérateurs sur le marché des changes de Beyrouth ont été rassurés en ce début de semaine par le démenti officiel aux rumeurs faisant état d’un plan envisageant une dévaluation lente et progressive de la livre libanaise avant la mise en application de la privatisation. Aussi, la demande du dollar est-elle restée limitée aux besoins commerciaux du pays, en l’absence d’offres en dehors de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL d’un côté, pendant qu’il se négociait à 1 514,00 LL d’un autre côté. Mais en raison du potentiel faible de la demande, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé au total 10 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL. À l’étranger, l’euro est resté ferme face au billet vert, se négociant à son niveau le plus élevé depuis le début de l’année, alors que le marché continuait à s’inquiéter des faibles performances de l’économie américaine. À cet égard, les opérateurs ont été déçus par le ralentissement de la hausse des dépenses de consommation des ménages aux États-Unis à 0,4 % en mars contre 0,6 % en février, dans la mesure où celles-ci constituent les deux tiers du PIB américain. En revanche, ils ont été rassurés par l’augmentation de l’excédent des comptes courants dans la zone euro de 1,5 milliard d’euros en janvier à 2,1 milliards en février, témoignant de la poursuite des flux de capitaux vers cette région. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les prix à l’importation en Allemagne auraient progressé de 0,8 % en mars, renforçant les chances de maintien du principal taux directeur européen à 3,25 %, lors de la réunion après demain du conseil des gouverneurs de la BCE, soit à un niveau plus élevé que celui du dollar fixé à 1,75 %. Ce dernier devait donc se négocier à NY à 0,9035 pour un euro contre 0,9020 vendredi dernier, à 1,4585 pour un sterling contre 1,4580, à 1,6195 FS contre 1,6220 et à 128,10 yens contre 127,80. Faiblesse des Bourses sur perspectives moroses En Bourse, les marchés américains étaient moins unanimes à la hausse hier, malgré quelques incursions passagères dans le vert sur une chasse aux bonnes affaires. De fait, ils ont continué à souffrir des signes de ralentissement de la croissance économique aux États-Unis et des résultats de sociétés inférieurs aux attentes. De plus, l’annonce par Dupont de la suppression de 2 000 emplois et les nouvelles selon lesquelles Qwest Com. fait l’objet d’enquêtes sur d’éventuels accords secrets avec ses concurrents ainsi que les inquiétudes sur la santé financière de WorldCom ont continué à peser sur la tendance. En effet, le DJIA est redescendu en préclôture à 9 853,60 pts (-0,58 %), le S&P 500 à 1 067,99 pts (-0,77 %) et le Nasdaq à 1 652,56 pts (-0,65 %). En Europe, les grandes places ont pour la plupart terminé en baisse, s’inquiétant aussi pour les perspectives de résultats des sociétés en l’absence de hausse à Wall Street. De fait, les investisseurs restent peu convaincus des perspectives des technologiques et notamment de celles des équipementiers télécoms. C’est ainsi que l’Eurotop 300 a abandonné 0,33 % pour clôturer à 1 217,82 pts et l’Eurostoxx 50, 0,33 % aussi, à 3 489,15 pts. Le CAC 40 a fini à 4 430,38 pts (-0,51%), le Footsie à 5 153,90 pts (-0,1 %), mais l’Extra Dax à 5 008,04 pts (+0,15 %). À la Bourse de Beyrouth, la tendance était haussière sur un marché léthargique avec la progression de 4 820 actions B de Solidere de 4 3/4 à 4 7/8 dollars et le maintien de 13 500 actions A de la même société à 4 3/8 dollars et de 5 000 certificats de dépôt de la Blom Bank à 17 dollars. Élie KAHWAGI
Les opérateurs sur le marché des changes de Beyrouth ont été rassurés en ce début de semaine par le démenti officiel aux rumeurs faisant état d’un plan envisageant une dévaluation lente et progressive de la livre libanaise avant la mise en application de la privatisation. Aussi, la demande du dollar est-elle restée limitée aux besoins commerciaux du pays, en l’absence d’offres en dehors de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL d’un côté, pendant qu’il se négociait à 1 514,00 LL d’un autre côté. Mais en raison du potentiel faible de la demande, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé au total 10 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL. À...