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Actualités - Reportage

Mode - Il était une fois le cintre (photo)

Présentée toujours par le Musée de la mode et du textile, une exposition de plus de deux cents cintres de la fin du XIXe siècle à nos jours aura lieu à Paris, à l’Union centrale des arts décoratifs. Cet ensemble unique, dédié à un modeste objet utilitaire, est destiné à démontrer son indispensable utilité et sa... pérennité. Il est en effet l’obscure témoin de plus d’un siècle de mode mais aussi de mode de vie... On aurait tort, semble-t-il, de croire que le cintre est un objet statique, qui a vécu sans changer l’industrialisation du vêtement, les progrès technologiques, la créativité géniale de ceux qui font et défont les vêtements qu’il porte. Lui aussi a subi des métamorphoses qui n’ont pas eu, toutefois, le retentissement des révolutions vestimentaires survenues au cours de son siècle de continuelle existence. En 1900, le mot «cintre», inspiré du terme architectural qui caractérise les constructions en arc de cercle et influencé par l’emploi du mot en couture, apparaît pour la première fois dans le Nouveau Larousse Illustré pour définir «un support léger destiné à recevoir un vêtement». L’Académie française n’agrée officiellement le terme qu’en 1932, tandis que celui-ci entre doucement dans le langage courant et les catalogues de vente. Auparavant, on parle de «porte-vêtements», un mot décliné suivant ce qu’on y suspend : portemanteau, porte-pantalon, porte-jupe, porte-lingerie, etc. Même variété dans les formes qui évoluent selon la mode du moment et le type de vêtement à ranger : manteau, veste, cape ou corsage. Les tenues professionnelles, militaires et ecclésiastiques ont leurs supports appropriés, on en invente même qui se plient pour le voyage. Artisans et fabricants jouent avec le fil de fer, les couleurs du bois, brut, poli, verni, tourné, découpé, puis avec les toutes nouvelles matières plastiques, chacun mettant son ingéniosité, sa dextérité et son sens de l’esthétique au service de ce banal objet utilitaire. À partir des années 50, la garde-robe se simplifie, le cintre se fait plus synthétique mais n’en perd pas pour autant sa diversité. Autour de cet accessoire du quotidien, ils se livrent à leur tour à d’étonnants exercices de style, le traitant comme un élément indissociable de la mode, qui s’affiche et qu’on regarde enfin. Plus de cent ans après son apparition, il est aujourd’hui soumis aux étudiants des écoles d’art, de design et de mode. Chacun d’eux doit élaborer un prototype basé sur l’originalité de l’usage et de la forme de ce support de mode. Un jury composé de conservateurs, de professionnels de l’industrie, du design, de la mode et des médias distinguera deux lauréats : le prix de la création, le prix de la production. Les modèles primés seront proposés à l’édition.
Présentée toujours par le Musée de la mode et du textile, une exposition de plus de deux cents cintres de la fin du XIXe siècle à nos jours aura lieu à Paris, à l’Union centrale des arts décoratifs. Cet ensemble unique, dédié à un modeste objet utilitaire, est destiné à démontrer son indispensable utilité et sa... pérennité. Il est en effet l’obscure témoin de plus d’un siècle de mode mais aussi de mode de vie... On aurait tort, semble-t-il, de croire que le cintre est un objet statique, qui a vécu sans changer l’industrialisation du vêtement, les progrès technologiques, la créativité géniale de ceux qui font et défont les vêtements qu’il porte. Lui aussi a subi des métamorphoses qui n’ont pas eu, toutefois, le retentissement des révolutions vestimentaires survenues au cours de son siècle de...