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Actualités - Analyse

Vatican Pédophilie : Jean-Paul II impose sa fermeté (photo)

Jean-Paul II a confirmé hier aux cardinaux américains la «tolérance zéro» pour les prêtres pédophiles lors d’un déjeuner dans son appartement privé, a-t-on appris de source vaticane informée. Le président de la conférence des évêques des États-Unis, Mgr Wilton D. Gregory, a présenté hier matin une série de propositions pour un programme d’actions concrètes aux 24 prélats – cardinaux et évêques américains et membres de la curie romaine – réunis depuis mardi au Vatican pour trouver des solutions au scandale provoqué par les ecclésiastiques pédophiles. Ces propositions tiennent compte des avis partagés apparus au sein de l’épiscopat américain, entre les partisans de la règle «one strike and you’re out» (une faute et mise en dehors du sacerdoce) et ceux qui souhaitent que des commissions jugent au cas par cas, estimant qu’il y a différents degrés de fautes. Mais après la prise de position mardi de Jean-Paul II – «les gens ont besoin de savoir qu’il n’y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour ceux qui pourraient faire du mal aux jeunes» –, la fermeté semble l’emporter. Plusieurs cardinaux ont souligné que tenir compte de différents degrés de faute se heurte à une législation civile aux États-Unis n’admettant pas de nuances à ce sujet. Cette fermeté est encouragée par des cardinaux italiens traditionnellement prudents comme le cardinal Giovanni Cheli. «Un prêtre qui commet une faute aussi grave doit être réduit immédiatement à l’état de laïc», a-t-il déclaré dans un entretien mercredi au journal La Repubblica. «Il faut prendre cette mesure sans hésiter, parce que c’est l’Église en général qui en paye les frais», a-t-il souligné. Le président de la conférence épiscopale américaine a vivement remercié le pape au nom de tous les cardinaux et évêques participant au sommet d’avoir pris cette initiative, car elle permet de donner un signal clair à l’opinion publique sur ce que pense l’Église de ces «épouvantables péchés aux yeux de Dieu», comme l’a souligné mardi Jean-Paul II. Même les collaborateurs du pape qui hésitaient sur l’opportunité du sommet ont changé d’avis, selon les mêmes sources informées. «Le sommet a fait éclater l’abcès et a enterré cette pruderie ecclésiastique qui empêchait de regarder le problème droit dans les yeux et de l’aborder avec franchise et détermination», a commenté sous couvert de l’anonymat un prélat romain rencontré sur la place Saint-Pierre après l’audience générale hebdomadaire accordée par Jean-Paul II à 20 000 pèlerins venus du monde entier. «Il faut être ferme à l’égard des prêtres pédophiles. Leurs fautes nous écartent tous des enfants et des familles. C’est un drame pour l’Église tout entière. Il faut qu’ils soient éloignés du ministère sacerdotal. L’Église sera ensuite compréhensive à leur égard, s’ils se sont repentis», a-t-il expliqué. «Le pape lui-même nous a dit, dans son discours de ce matin à l’audience générale : dans l’histoire du salut, le dernier mot dans le conflit entre Dieu et le peuple pécheur n’est jamais la punition, mais l’amour et le pardon», a précisé le prélat.
Jean-Paul II a confirmé hier aux cardinaux américains la «tolérance zéro» pour les prêtres pédophiles lors d’un déjeuner dans son appartement privé, a-t-on appris de source vaticane informée. Le président de la conférence des évêques des États-Unis, Mgr Wilton D. Gregory, a présenté hier matin une série de propositions pour un programme d’actions concrètes aux 24 prélats – cardinaux et évêques américains et membres de la curie romaine – réunis depuis mardi au Vatican pour trouver des solutions au scandale provoqué par les ecclésiastiques pédophiles. Ces propositions tiennent compte des avis partagés apparus au sein de l’épiscopat américain, entre les partisans de la règle «one strike and you’re out» (une faute et mise en dehors du sacerdoce) et ceux qui souhaitent que des commissions jugent...