Argentine Eduardo Duhalde tente d’éviter le naufrage
le 25 avril 2002 à 00h00
Le président argentin Eduardo Duhalde poursuivait ses consultations avec les principales forces politiques pour constituer un gouvernement capable d’instaurer une nouvelle politique vis-à-vis du Fond monétaire international (FMI) et de mettre en place une nouvelle «convertibilité» fixe du peso avec le dollar. Depuis l’annonce, la veille, de la démission du ministre de l’Économie Jorge Remes Lenicov, toutes les rumeurs ont couru sur l’avenir de l’Argentine et de son gouvernement, comme une rupture avec le Fonds monétaire international (FMI) ou la démission du président Duhalde qui entraînerait une élection présidentielle anticipée. Le FMI est considéré par des analystes comme largement responsable de la faillite d’un pays au départ plein de ressources et qui a sombré après avoir appliqué à la lettre les politiques économiques des institutions financières internationales. Hier, le secrétaire général de la présidence Anibal Fernandez a remis les choses en place en indiquant que le chef de l’État constituerait dans la journée «un cabinet fédéral», c’est-à-dire avec des personnalités venant de plusieurs provinces. Quant à une rupture avec le FMI, M. Fernandez a estimé que «ce serait une folie de sortir l’Argentine du contexte international». Le secrétaire général de la présidence a ajouté que les négociations avec le Fonds continueront mais que «le plan durable» pour sortir de 46 mois de récession ne sera pas défini à Washington mais à Buenos Aires. «Il y aura des changements, pas aussi satisfaisants que le FMI les aimerait», a ajouté Anibal Fernandez. De même, le porte-parole de M. Duhalde a confirmé qu’il y aura un «ancrage» du peso au dollar dont il reste à déterminer l’importance. La presse spécialisée faisait état hier d’une valeur comprise entre 2,85 et 3,50 pesos pour un dollar mais il semblait que cette dernière cotation l’emporterait. Ce change fixe permettrait au gouvernement d’augmenter les taxes à l’exportation mais provoquerait du même coup un nouveau mouvement de colère des exportateurs, notamment de tout le secteur agroalimentaire qui a vu récemment augmenter ces mêmes taxes de 10 à 20 %. Par ailleurs, s’il n’est plus question de contraindre les épargnants à un échange de leurs avoirs contre un titre d’État – un projet qui voulait sauver le secteur bancaire mais qui a entraîné la chute de M. Remes –, le gouvernement a l’intention de faire voter une loi qui risque une nouvelle fois de faire grincer les dents des épargnants. Il s’agit, selon une source gouvernementale, de restituer aux épargnants leurs dépôts seulement à l’issue d’une procédure d’appel en justice qui deviendrait obligatoire. Reste à M. Duhalde à trouver la personnalité capable de faire passer ces mesures impopulaires.
Le président argentin Eduardo Duhalde poursuivait ses consultations avec les principales forces politiques pour constituer un gouvernement capable d’instaurer une nouvelle politique vis-à-vis du Fond monétaire international (FMI) et de mettre en place une nouvelle «convertibilité» fixe du peso avec le dollar. Depuis l’annonce, la veille, de la démission du ministre de l’Économie Jorge Remes Lenicov, toutes les rumeurs ont couru sur l’avenir de l’Argentine et de son gouvernement, comme une rupture avec le Fonds monétaire international (FMI) ou la démission du président Duhalde qui entraînerait une élection présidentielle anticipée. Le FMI est considéré par des analystes comme largement responsable de la faillite d’un pays au départ plein de ressources et qui a sombré après avoir appliqué à la lettre les...
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