Sir Alex Ferguson contre les Allemands, c’est devenu un rendez-vous habituel de la Ligue des champions de football, et la demi-finale aller entre Manchester United et Bayer Leverkusen, ce soir à Old Trafford, est un nouvel épisode dans une saga à rebondissements. Il y a eu quelques bas, comme ces éliminations en 1997 par le Borussia Dortmund en demi-finale, ou l’an dernier par le Bayern Munich en quart de finale, mais il y a aussi eu des hauts, comme cette finale historique du Nou Camp en 1999, remportée dans les arrêts de jeu (2-1) contre ce même Bayern. De plus en plus souvent, les fleurons de Bundesliga et de Premier League se retrouvent pour régler temporairement une question de suprématie anglo-saxonne. Cette saison, le Bayer a déjà réussi à éliminer Arsenal au terme de la deuxième phase, puis Liverpool en quart de finale, de quoi aiguiser l’appétit des joueurs de Klaus Toppmoller. Une chose est sûre, Ferguson est conscient du danger : «Nous ne sommes pas encore à Hampden Park», a-t-il affirmé lundi, histoire de tempérer le semblant d’enthousiasme créé par la défaite à domicile du Bayer, samedi contre le Werder de Brême (1-2). La finale du 15 mai à Glasgow est dans tous les esprits, mais «Fergie» se méfie. «Beaucoup de gens nous voient déjà en finale, mais ce sera un match difficile contre une équipe qui attaque très bien. Ils ne sont pas en tête de la Bundesliga par accident, ils ont quatre points d’avance sur le Bayern et ça donne une idée de leur niveau de jeu», a dit Ferguson, admiratif. « Ils seront champions » «Je pense qu’ils seront champions d’Allemagne. Je ne suis pas surpris de les voir dans le dernier carré. Ils vont sûrement essayer de gagner le match à Old Trafford», a ajouté Ferguson, qui n’a pas encore digéré la demi-finale perdue contre le Borussia Dortmund, il y a cinq ans. «Nous étions incontestablement la meilleure équipe, mais nous avons manqué trop d’occasions, et perdu les deux matchs 1-0. Nous n’étions qu’à une marche de la finale et notre déception a été cataclysmique», se souvient Fergie. On peut être sûr qu’il va tout faire pour éviter de revivre une telle déception, alors il a commencé par se pencher sur la feuille de match. «Comme toutes les bonnes équipes, ils ont quelques très bons joueurs qui peuvent faire la différence individuellement, comme Basturk et Zé Roberto. J’ai aussi été surpris quand j’ai vu, dans nos notes, que Michael Ballack marquait autant de buts, alors qu’il joue milieu de terrain. Ca veut tout dire», a estimé Ferguson. L’Écossais sait que le Bayer n’est jamais aussi dangereux que quand on le donne perdant, alors il en fait presque un favori. Il sait aussi que Leverkusen rêve encore à l’exploit historique, le même triplé championnat-Coupe-Ligue des champions que... Manchester United en 1999. Raison de plus pour éliminer les Allemands, ses meilleurs ennemis.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sir Alex Ferguson contre les Allemands, c’est devenu un rendez-vous habituel de la Ligue des champions de football, et la demi-finale aller entre Manchester United et Bayer Leverkusen, ce soir à Old Trafford, est un nouvel épisode dans une saga à rebondissements. Il y a eu quelques bas, comme ces éliminations en 1997 par le Borussia Dortmund en demi-finale, ou l’an dernier par le Bayern Munich en quart de finale, mais il y a aussi eu des hauts, comme cette finale historique du Nou Camp en 1999, remportée dans les arrêts de jeu (2-1) contre ce même Bayern. De plus en plus souvent, les fleurons de Bundesliga et de Premier League se retrouvent pour régler temporairement une question de suprématie anglo-saxonne. Cette saison, le Bayer a déjà réussi à éliminer Arsenal au terme de la deuxième phase, puis Liverpool en quart...