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MÉTÉO - Mai-juin, mois plus dangereux que juillet-août Chaleur tuante

L’impact des fortes chaleurs sur les taux de mortalité commence à se faire sentir à partir de températures relativement peu élevées, selon une étude sur une période de vingt et un ans, publiée dans un mensuel médical britannique, le Journal of Epidemiology and Community Health. L’équipe d’épidémiologistes du Dr Shakoor Hajat à Londres (School of Hygiene and Tropical Medicine) a analysé les températures relevées dans la capitale par l’office de météorologie ainsi que les taux de mortalité qui y étaient enregistrés par le bureau national des statistiques entre 1976 et 1996. On sait que la chaleur peut précipiter le décès de personnes fragiles, comme les personnes âgées, mais il manquait une évaluation de l’impact des canicules sur une très longue période, selon ces chercheurs. Ils ont constaté que les taux de mortalité associés à la chaleur commençaient à augmenter à partir de 19 degrés Celsius environ, et qu’au-dessus de 21,5 degrés, cette augmentation pouvait frôler les 3,3 % par degré supplémentaire. La vague de chaleur de 1976, qui avait duré quinze jours (23 juin-7 juillet), avait entraîné une mortalité particulièrement forte, rappellent-ils. Le nombre de décès en excès avait été estimé à presque le double de celui observé lors d’autres canicules. Si l’on excepte cette période de 76, la relation chaleur-décès prend une forme linéaire. Les accroissements les plus importants de mortalité surviennent pendant les plus longues périodes de chaleur, quand les températures moyennes sont relativement hautes, selon l’étude. Les chaudes journées vers fin mai et juin pourraient avoir un impact plus important qu’en juillet et août, même si les températures moyennes sont beaucoup plus élevées durant ces deux mois d’été. Le fait que les personnes fragiles n’aient pas eu le temps de s’habituer au changement climatique expliquerait les décès de mai et juin. Selon une autre hypothèse n’excluant pas nécessairement la première, lors des premières vagues de chaleurs, les personnes à risque, particulièrement les personnes âgées, mais aussi les insuffisants respiratoires, décéderaient plus tôt que prévu. Puis une accalmie, marquée par une diminution du nombre de décès, interviendrait par la suite, en quelque sorte parce que le «stock» des personnes fragiles se réduit. Les effets de la montée des températures sur les décès sont immédiats. Le froid tue toujours plus que la chaleur, mais la mortalité des périodes de canicule est loin d’être négligeable, ajoutent les auteurs.
L’impact des fortes chaleurs sur les taux de mortalité commence à se faire sentir à partir de températures relativement peu élevées, selon une étude sur une période de vingt et un ans, publiée dans un mensuel médical britannique, le Journal of Epidemiology and Community Health. L’équipe d’épidémiologistes du Dr Shakoor Hajat à Londres (School of Hygiene and Tropical Medicine) a analysé les températures relevées dans la capitale par l’office de météorologie ainsi que les taux de mortalité qui y étaient enregistrés par le bureau national des statistiques entre 1976 et 1996. On sait que la chaleur peut précipiter le décès de personnes fragiles, comme les personnes âgées, mais il manquait une évaluation de l’impact des canicules sur une très longue période, selon ces chercheurs. Ils ont constaté que...