L’Allemagne reçoit l’Argentine ce soir à Stuttgart pour un match dit «amical», mais qui constituera un sérieux test en vue du Mondial pour ces formations, malgré l’absence d’une kyrielle de titulaires des deux côtés. L’Allemagne, qui se satisferait officiellement d’atteindre les quarts de finale l’été prochain, n’aura plus d’adversaire aussi coriace à jouer d’ici à la fin de son programme de préparation contre le Koweït (9 mai), le pays de Galles (14 mai) et l’Autriche (18 mai). Le reste du menu de préparation de l’Argentine, favori parmi les favoris avec la France, n’est en revanche pas encore fixé. Les deux équipes devront faire preuve en tout cas ce soir d’un certain sens de l’improvisation pour ce match qui se déroulera à guichets fermés (54 000 places). Blessés Pas moins de neuf joueurs, dont six titulaires, tous blessés ou convalescents, feront en effet défaut à la Mannschaft : les défenseurs Marko Rehmer (Berlin), Christian Woerns et Joerg Heinrich (tous deux Dortmund), les milieux de terrain Sebastian Deisler (Berlin), Mehmet Scholl (Bayern), Gerald Asamoah (Schalke 04) et Christian Ziege (Tottenham) ainsi que les attaquants Oliver Neuville (Leverkusen) et Marco Bode (Brême). Côté argentin, la liste des blessés est également prestigieuse : les attaquants Gabriel Batistuta (AS Rome) et Hernan Crespo (Lazio Rome), les milieux Juan Sebastian Veron (Manchester United), Juan Roman Riquelme (Boca Juniors) et Ariel Ortega (River Plate), le défenseur et capitaine Roberto Ayala (Valence). «À cette période de l’année, où les équipes sont dans la dernière ligne droite, il est finalement assez normal d’enregistrer autant de forfaits», a jugé, philosophe, le sélectionneur allemand Rudi Voeller qui se souvient avoir dû se passer de 15 joueurs lors de la dernière sortie de son équipe fin mars contre les États-Unis (4-2). Première sélection Les forfaits des uns font le bonheur (provisoire ?) des autres. C’est ainsi que l’attaquant du 1860 Munich, Martin Max, fêtera peut-être à 33 ans sa première sélection. L’actuel meilleur buteur de Bundesliga (16 buts), une distinction qu’il a déjà récoltée voici deux ans, a été prévenu par Voeller dimanche sur l’autoroute. «Je ne suis pas venu juste pour jouer un peu à la balle», a-t-il d’ores et déjà prévenu, gardant aux oreilles le message de Voeller : «Il se peut que un ou deux joueurs, sur lesquels on n’avait pas compté, fassent finalement partie du voyage». À quatre semaines de la nomination du groupe des 23 Allemands, cette ouverture vaut particulièrement pour le secteur offensif de la Mannschaft, point faible d’une équipe qui a dû recourir à un barrage contre l’Ukraine pour valider son ticket pour le Japon. L’Argentine, elle, n’a pas ce type de soucis. En l’absence des vedettes de son attaque, l’entraîneur Marcelo Bielsa a aussitôt appelé le jeune attaquant de Barcelone Javier Saviola. Avec Christian Gonzalez (Valence), Claudio Lopez (Lazio Rome) et le revenant Claudio Caniggia (Glasgow Rangers), le rayon offensif a encore fort belle allure. De quoi perturber les Allemands qui devront aussi éprouver la nouvelle mentalité «allemande» des Argentins : «Nous sommes de plus en plus européens et avons appris progressivement à privilégier le résultat à la manière», assure le défenseur de Leverkusen Diego Placente.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Allemagne reçoit l’Argentine ce soir à Stuttgart pour un match dit «amical», mais qui constituera un sérieux test en vue du Mondial pour ces formations, malgré l’absence d’une kyrielle de titulaires des deux côtés. L’Allemagne, qui se satisferait officiellement d’atteindre les quarts de finale l’été prochain, n’aura plus d’adversaire aussi coriace à jouer d’ici à la fin de son programme de préparation contre le Koweït (9 mai), le pays de Galles (14 mai) et l’Autriche (18 mai). Le reste du menu de préparation de l’Argentine, favori parmi les favoris avec la France, n’est en revanche pas encore fixé. Les deux équipes devront faire preuve en tout cas ce soir d’un certain sens de l’improvisation pour ce match qui se déroulera à guichets fermés (54 000 places). Blessés Pas moins de neuf...