À 15 ans et dix mois, le Français Richard Gasquet a impressionné lundi en se qualifiant pour le deuxième tour du tournoi de tennis de Monte-Carlo, ne faisant que confirmer un incroyable potentiel. Il semblait tellement sûr de lui, lundi sur les courts du Monte-Carlo Country Club, qu’on en aurait presque oublié qu’il n’est encore qu’un adolescent. «Je suis étonné par la soudaineté de ses performances mais pas par ses résultats car il a toujours été habitué, depuis qu’il joue, à battre des joueurs plus forts et plus âgés que lui», commente son père Francis Gasquet. «Ses bons débuts à Monte-Carlo s’expliquent aussi par le fait qu’il a pris confiance au cours des derniers tournois satellites disputés en Espagne», poursuit-il. C’est à l’âge de quatre ans que Gasquet a fait ses premiers pas sur les courts, bien aidé en cela par ses parents, professeurs de tennis à Sérignan, près de Béziers. «Richard a toujours été doué pour le sport affirme son père. Plus jeune, il faisait également du football ou du rugby pour se défouler. Mais c’est dans le tennis qu’il a voulu persévérer». Bien lui en a pris. En dominant l’Argentin Franco Squillari, 53e joueur mondial, qui s’ajoute à sa liste de victimes entamée en qualifications, Gasquet est devenu, avec notamment les Américains Michael Chang et Andre Agassi, l’un des plus jeunes joueurs de l’histoire à remporter un match sur le circuit ATP. Décontraction «Je savais qu’il tiendrait mentalement pour son premier match sur le Central de Monte-Carlo, car il a toujours eu cette faculté à se détacher de l’événement», se félicite son père. «Pour le reste, il doit continuer à travailler car beaucoup de jeunes aussi précoces que lui n’ont pas obtenu de résultats probants par la suite». Installé depuis novembre avec sa famille à Paris, où il a intégré le giron fédéral du côté de Roland-Garros, Richard Gasquet va poursuivre son apprentissage du haut niveau dès aujourd’hui au 2e tour face au Russe Marat Safin, tête de série n° 6 du tournoi. «Je jouerai relâché car j’ai déjà gagné plus de matchs que je ne l’espérais ici», affirme le surdoué. Son entraîneur Éric Winogradsky se dit confiant pour la suite. «Comme il a d’énormes facilités, on a déjà l’impression qu’il joue sur le circuit professionnel depuis deux ans, relève-t-il. Mais Richard a toujours été habitué à gagner et il continue à jouer sans se poser de questions». Fort de son insouciance et de son talent reconnu par nombre de ses pairs, Richard Gasquet semble promis à une belle carrière, même si l’heureux papa de l’enfant prodige se veut prudent, affirmant que «ce qui est important, c’est la longévité».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À 15 ans et dix mois, le Français Richard Gasquet a impressionné lundi en se qualifiant pour le deuxième tour du tournoi de tennis de Monte-Carlo, ne faisant que confirmer un incroyable potentiel. Il semblait tellement sûr de lui, lundi sur les courts du Monte-Carlo Country Club, qu’on en aurait presque oublié qu’il n’est encore qu’un adolescent. «Je suis étonné par la soudaineté de ses performances mais pas par ses résultats car il a toujours été habitué, depuis qu’il joue, à battre des joueurs plus forts et plus âgés que lui», commente son père Francis Gasquet. «Ses bons débuts à Monte-Carlo s’expliquent aussi par le fait qu’il a pris confiance au cours des derniers tournois satellites disputés en Espagne», poursuit-il. C’est à l’âge de quatre ans que Gasquet a fait ses premiers pas sur les...