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Touchez pas à la cavalerie suisse (PHOTOS)

Les images en provenance d’Afghanistan montrant des membres des forces spéciales d’élite américaines montés sur des chevaux sont d’un précieux réconfort pour les tenants de la cavalerie helvétique, qui luttent pour éviter une réduction trop drastique de leurs unités. Conséquence de la fin de la guerre froide, la Suisse – dont les troupes n’ont plus livré bataille depuis Marignan, en 1515, contre les Français de François Ier –, procède comme beaucoup d’autres pays à des coupes dans son budget militaire. Les forces de défense helvètes doivent passer de 360 000 hommes à 120 000, plus 80 000 réservistes. Ce reformatage passe par une réduction de la limite d’âge en deçà de laquelle un citoyen en état de porter les armes devra consacrer une période annuelle à la défense de son pays : ce seuil va être abaissé à 26 ans, contre 42 ans actuellement. Les unités cyclistes de l’armée suisse ont déjà fait les frais de ces coupes budgétaires. Les cavaliers ont, en revanche, gagné une bataille en obtenant de ne pas être totalement relégués aux oubliettes. «Nous avons beaucoup de soutiens, beaucoup plus que les troupes à bicyclette. C’est notre gros avantage», explique le capitaine Matthias Meier, officier d’une compagnie montée. Mais les partisans de cette arme peu onéreuse et passe-partout craignent qu’elle soit dépecée «morceau par morceau» pour atteindre quelque 400 animaux aptes à être engagés dans des opérations de secours aux victimes de tremblements de terre, d’inondations ou autres catastrophes naturelles. Un nombre qui serait, aux yeux des partisans de ces unités, trop juste pour être efficace. Aussi font-ils campagne pour obtenir encore plus de soutien du public en jouant sur les arguments favorables aux unités équestres : elles sont bon marché, dépensent du foin, constituent un mode de transport écologique et elles peuvent aller là où même des hélicoptères ne peuvent passer. Un porte-parole du ministère de la Défense estime qu’il y a sans doute quelques raisons au maintien de ces unités. «Il y a certainement des facteurs économiques en jeu pour les chevaux et la préservation de la race Freiberg» qui fournit la remonte de ces unités constituant ce que les Suisses appellent le Train (NDLR : en France il y eut naguère, le train des équipages, aujourd’hui l’arme du Train, chargé du transport, est exclusivement motorisé). «Sinon, ils disparaîtraient probablement», dit Simon Weber.
Les images en provenance d’Afghanistan montrant des membres des forces spéciales d’élite américaines montés sur des chevaux sont d’un précieux réconfort pour les tenants de la cavalerie helvétique, qui luttent pour éviter une réduction trop drastique de leurs unités. Conséquence de la fin de la guerre froide, la Suisse – dont les troupes n’ont plus livré bataille depuis Marignan, en 1515, contre les Français de François Ier –, procède comme beaucoup d’autres pays à des coupes dans son budget militaire. Les forces de défense helvètes doivent passer de 360 000 hommes à 120 000, plus 80 000 réservistes. Ce reformatage passe par une réduction de la limite d’âge en deçà de laquelle un citoyen en état de porter les armes devra consacrer une période annuelle à la défense de son pays : ce seuil va...