Il faut un État palestinien pour arrêter le terrorisme, selon Primakov
le 13 avril 2002 à 00h00
Pour arrêter le terrorisme au Proche-Orient, il faut créer un État palestinien, et une telle évolution n’est possible qu’avec des pressions extérieures, a estimé vendredi à Moscou l’ancien Premier ministre russe Evgueni Primakov. Il devrait s’agir d’un vrai État palestinien – et non d’un «protectorat» – qui «devrait reconnaître Israël et développer des relations avec lui, y compris sur le plan de la sécurité», a estimé devant la presse M. Primakov, spécialiste du monde arabe, qui avait été également chef des services de renseignements et ministre des Affaires étrangères et qui dirige actuellement la Chambre du commerce et de l’industrie. «La situation est dans l’impasse et on ne pourra arrêter la spirale de violences sans une intervention extérieure», a-t-il dit. «Seuls, Israéliens et Palestiniens ne parviendront pas à s’entendre», a ajouté M. Primakov, estimant qu’une action de l’Union européenne, de l’Onu, de la Russie, des États-Unis et de l’Égypte – «le pays ayant le plus d’autorité dans le monde arabe et des relations diplomatiques avec Israël» — était nécessaire. Le compromis doit porter sur les territoires, les quotas de réfugiés palestiniens autorisés à rentrer chez eux et l’arrêt des implantations israéliennes, comme le prévoit le plan Mitchell, a poursuivi M. Primakov. Quant à Jérusalem, cette «question très difficile» devrait être remise à plus tard, pense l’ancien Premier ministre, qui envisage une division de la ville en trois secteurs, israélien, palestinien et une partie sous contrôle international.
Pour arrêter le terrorisme au Proche-Orient, il faut créer un État palestinien, et une telle évolution n’est possible qu’avec des pressions extérieures, a estimé vendredi à Moscou l’ancien Premier ministre russe Evgueni Primakov. Il devrait s’agir d’un vrai État palestinien – et non d’un «protectorat» – qui «devrait reconnaître Israël et développer des relations avec lui, y compris sur le plan de la sécurité», a estimé devant la presse M. Primakov, spécialiste du monde arabe, qui avait été également chef des services de renseignements et ministre des Affaires étrangères et qui dirige actuellement la Chambre du commerce et de l’industrie. «La situation est dans l’impasse et on ne pourra arrêter la spirale de violences sans une intervention extérieure», a-t-il dit. «Seuls, Israéliens et...
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