La demande non commerciale du dollar a presque disparu du marché de Beyrouth hier après les appels incessants à la retenue à la frontière israélo-libanaise émanant de plusieurs pôles d’influence. Pourtant, l’offre de cette monnaie est restée rare en dehors de la BDL, en attendant le développement de la situation régionale à la lumière de l’initiative américaine visant à mettre fin à la guerre entre israéliens et palestiniens. Cela étant, et eu égard au maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au haut de cette fourchette à 1 514,00 LL, dans des volumes très minces estimés à quelque 5 millions de dollars. À l’étranger, le dollar a renoué avec la hausse hier, soutenu par le regain de tensions au Proche-Orient après l’attentat-suicide palestinien à Jérusalem-Ouest, mettant en péril la mission du secrétaire d’État américain dans la région. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que les prix à la production aux États-Unis auraient bondi de 1 % en mars contre 0,2 % en février sous l’effet de la hausse des prix pétroliers, laissant envisager un resserrement de la politique monétaire de la Fed pour enrayer toute reprise de l’inflation. Ces développements ont largement contribué à privilégier le dollar face à toutes les autres grandes monnaies, dont le yen qui a été fragilisé par les mauvaises créances des banques japonaises. Ils ont relégué au second plan la hausse de 0,9 % de la production manufacturière française en février, la hausse moins forte que prévu de 0,2 % des ventes de détail américaines en mars et surtout la baisse de l’indice de confiance des consommateurs établi par l’Université de Michigan de 95,7 pts à 94,4 pts en avril. En effet, le dollar s’est négocié en hausse à New York à 0,8793 pour un euro contre 0,8830 la veille, à 1,4365 pour un sterling contre 1,4385, à 1,6665 FS contre 1,6595 et à 132,05 yens contre 131,55. Hausse sans conviction des Bourses internationales En Bourse, les marchés américains semblaient s’orienter à la hausse hier mais la prudence était de rigueur, alors que les résultats trimestriels de sociétés devraient déferler dès la semaine prochaine. Les opérateurs ont ignoré les statistiques décevantes publiées aux États-Unis car ils sont convaincus que les résultats des sociétés vont éclipser tout. C’est dans ce contexte que le DJIA est parvenu à progresser en préclôture à 10 177,65 pts (+1,57), le S&P 500 à 1 107,78 pts (+4,09) et le Nasdaq, à 1 745,38 pts (+20,12). De leur côté, les Bourses européennes ont terminé la semaine sur une note plutôt positive, soutenues par une certaine résistance de Wall Street et un regain d’intérêt pour les valeurs de la haute technologie, des télécoms et des banques. Le reflux des cours du brut, qui a entraîné des prises de bénéfices aux pétrolières, n’a guère affecté le climat entourant les marchés du Vieux continent. C’est ainsi que l’Eurotop 300 a fini en hausse à 1 238,98 pts (+6,1) et l’Eurostoxx 50 à 3 546,28 pts (+13,79). À Paris, le CAC 40 a affiché en clôture 4 468,29 pts (+26,75), l’Extra Dax de Francfort 5 189,65 pts (+26,69) et le Footsie de Londres 5 161,00 pts (+23,60). À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 294 certificats de dépôt de la Blom Bank de 16 1/2 à 17,00 dollars et la baisse de 690 actions C de la Byblos Bank de 1 24/32 à 1 23/32 dollar, alors que 6 875 actions A de Solidere se sont maintenues à 4 1/2 dollars ainsi que 6 470 actions B de la même société à 4 3/4 dollars, 300 actions C de la Bank of Beirut à 7 9/16 dollars et 28 929 actions de Holcim Liban à 15/32 dollar. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La demande non commerciale du dollar a presque disparu du marché de Beyrouth hier après les appels incessants à la retenue à la frontière israélo-libanaise émanant de plusieurs pôles d’influence. Pourtant, l’offre de cette monnaie est restée rare en dehors de la BDL, en attendant le développement de la situation régionale à la lumière de l’initiative américaine visant à mettre fin à la guerre entre israéliens et palestiniens. Cela étant, et eu égard au maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au haut de cette fourchette à 1 514,00 LL, dans des volumes très minces estimés à quelque 5 millions de dollars. À l’étranger, le dollar a renoué avec la hausse hier, soutenu...