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Actualités - Chronologie

Les témoignages sur des pillages de l’armée israélienne s’accumulent

Les accusations de vols ou de saccages qui auraient été commis par des soldats israéliens occupant Ramallah s’accumulent, pratiquement toujours invérifiables de façon indépendante, la ville étant interdite aux journalistes. Amal Masri, responsable de la communication pour un concessionnaire de voitures Peugeot, a affirmé hier que les soldats avaient commis dans les locaux des actes fort éloignés de leur mission de recherche d’armes et d’activistes. «Après avoir fait exploser les portes, ils ont tout détruit sans raison. Ils ont arraché le système d’aération. La directrice est une collectionneuse d’objets d’art. Ils en ont pris une partie sur son bureau», assure-t-elle. Mme Masri affirme aussi que les Israéliens ont uriné et déféqué dans les voitures neuves garées dans le hall d’exposition. Dans leurs rares déplacements possibles dans Ramallah, à la faveur d’une levée du couvre-feu, les journalistes sont accostés par des habitants souhaitant témoigner d’incidents similaires. L’armée reconnaît effectuer des perquisitions, mais pas l’existence de telles dérives. «Nous menons bien évidemment des fouilles. (Mais) elles sont soumises à des règles très strictes. Tout vol ou dommage occasionné aux biens est interdit. En cas de problème, il doit être mentionné à l’état-major par les résidents ou toute autre personne. Chaque plainte est examinée», a déclaré Jacob Dalal, un porte-parole de l’armée israélienne. «Les soldats sont venus fouiller chez un de mes amis, qui vit dans le camp (de réfugiés) d’al-Mari. Quand ils sont repartis, il lui manquait 6 000 shekels qu’il gardait dans sa penderie, ainsi qu’un collier et des bagues en or appartenant à sa femme», affirme Ossama Abdoh. Majdi el-Malki, professeur de sociologie à l’Université de Bir Zeit, a préféré quitter momentanément son appartement, situé à côté du QG de Yasser Arafat, quand l’armée israélienne a envahi Ramallah le 29 mars. Des dizaines de soldats s’y sont installés pendant deux jours, a-t-il dit. «Ils ont fouillé partout, mangé sur les canapés, déféqué sur le sol. Pourtant je n’ai ni drapeau ni photo de leader palestinien», raconte-t-il. Plus grave, accuse-t-il, «ils ont volé tout ce qui peut s’emporter. Mon chargeur de téléphone, 4 000 dollars, les bracelets en or de mes petites filles, mes lunettes de soleil». M. Malki, qui a la nationalité française, indique avoir déposé plainte auprès du consulat de France. Il ajoute que son voisin a subi le même sort. «Il a remarqué qu’on lui avait volé 450 shekels et il est allé se plaindre au commandant de l’armée, qui les lui a rendus», dit-il. En plein centre de Ramallah, les soldats ont badigeonné à la peinture bleue, sur un portrait géant de Yasser Arafat, l’inscription en hébreu : «Partez, partez, les unités de Tsahal arrivent». Dénonçant des «vols systématiques», Rita Giacaman, chercheuse en santé publique, émet trois hypothèses. «Soit les soldats ont reçu un ordre en ce sens, soit leur état-major se voile la face et le tolère pour compenser le caractère dangereux de leur mission, soit l’armée l’ignore, mais a perdu le contrôle de ses hommes». Elle a recensé «trente cas, preuves à l’appui», qu’elle a classés en trois catégories : «Les vols chez des particuliers, argent ou petits articles de valeur ; les vols de nourriture dans les magasins ; les vols d’équipement d’établissements publics». Elle indique avoir compilé des témoignages concordants sur le pillage du supermarché Max, le plus grand de Ramallah. Les soldats auraient été vus sortant les bras chargés de boîtes d’aliments.
Les accusations de vols ou de saccages qui auraient été commis par des soldats israéliens occupant Ramallah s’accumulent, pratiquement toujours invérifiables de façon indépendante, la ville étant interdite aux journalistes. Amal Masri, responsable de la communication pour un concessionnaire de voitures Peugeot, a affirmé hier que les soldats avaient commis dans les locaux des actes fort éloignés de leur mission de recherche d’armes et d’activistes. «Après avoir fait exploser les portes, ils ont tout détruit sans raison. Ils ont arraché le système d’aération. La directrice est une collectionneuse d’objets d’art. Ils en ont pris une partie sur son bureau», assure-t-elle. Mme Masri affirme aussi que les Israéliens ont uriné et déféqué dans les voitures neuves garées dans le hall d’exposition. Dans leurs...