Réforme Tout dépend de la décision politique, souligne Fouad es-Saad
le 05 avril 2002 à 00h00
Le Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprises libanais a organisé hier un déjeuner-débat avec le ministre de la Réforme administrative Fouad es-Saad. Dans son allocution, le président du RDCL, Armand Pharès, a expliqué au ministre «l’impatience» du secteur privé pour lequel le chantier de la réforme administrative est prioritaire dans le cadre du travail de redressement de l’économie. Fouad es-Saad a détaillé à ses hôtes le programme de travail de son ministère tout en expliquant d’emblée que la réussite de la réforme dépendait d’un préalable : la décision politique. Plusieurs projets de lois sont prêts, un travail de définition des 13 000 fonctions de l’administration a été réalisé, des chantiers d’informatisation sont lancés… Mais rien ne changera vraiment si la décision politique ne vient pas. «Nous sommes face à deux problèmes, le premier est un problème de ressources humaines et le second un problème de confiance», a déclaré le ministre. Beaucoup de fonctionnaires ne sont pas disposés à utiliser les ordinateurs parce qu’ils les privent du contact direct avec l’usager et des avantages qui vont avec (pourboires et pots-de-vin), reconnaît le ministre. Parallèlement, l’absence de confiance entre l’administration et ses usagers est un obstacle de taille, qui réduit considérablement l’impact du travail qui est réalisé pour améliorer le fonctionnement de l’administration. Le ministre, comme certains de ses collègues, a donc donné l’image d’un homme de bonne volonté dépassé par des enjeux qu’il ne maîtrise pas. À la place qui est la sienne, c’est-à-dire à la tête d’un bureau davantage qu’un réel ministère, il tente de proposer des solutions tout en sachant qu’il n’a pas les moyens de les appliquer faute d’un consensus plus global.
Le Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprises libanais a organisé hier un déjeuner-débat avec le ministre de la Réforme administrative Fouad es-Saad. Dans son allocution, le président du RDCL, Armand Pharès, a expliqué au ministre «l’impatience» du secteur privé pour lequel le chantier de la réforme administrative est prioritaire dans le cadre du travail de redressement de l’économie. Fouad es-Saad a détaillé à ses hôtes le programme de travail de son ministère tout en expliquant d’emblée que la réussite de la réforme dépendait d’un préalable : la décision politique. Plusieurs projets de lois sont prêts, un travail de définition des 13 000 fonctions de l’administration a été réalisé, des chantiers d’informatisation sont lancés… Mais rien ne changera vraiment si la décision...
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