Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le « Clemenceau », récif artificiel

La ville de Marseille (sud de la France) a proposé à la Marine nationale de couler au fond de sa rade en 2003 le porte-avions Clemenceau, désarmé en 1997 et difficile à recycler en raison de la présence d’amiante à bord, pour le transformer en récif artificiel afin de rétablir les écosystèmes. «Aucune décision positive ne sera prise s’il y avait le moindre danger pour l’environnement ou pour les plongeurs», a souligné France Gamerre, adjointe au maire de Marseille, déléguée à la mer. «Nous en sommes vraiment aux balbutiements», a-t-elle ajouté en soulignant qu’un «comité de pilotage» associant la ville, la Marine nationale et des scientifiques étudiait la faisabilité du projet. Le Clem (266 mètres de long, 66 mètres de haut et 46 mètres de large), qui rouille dans la rade de Toulon, sert de vivier de pièces de rechange pour son «sister-ship», le Foch, acquis par la Marine brésilienne qui l’a rebaptisé Sao Paulo, selon la préfecture maritime. Le contrat avec le Brésil s’achève fin 2002, laissant à la France le casse-tête de la reconversion de ce navire, difficile en raison de la présence d’amiante à bord. «L’amiante servait à l’époque pour le calorifugeage des tuyauteries», indiquait-on à la préfecture maritime. Selon un spécialiste cité par le quotidien La Provence, un déflocage du porte-avions coûterait «au bas mot 500 000 euros». Marseille, qui a engagé un programme de 6,1 millions d’euros pour créer des récifs artificiels afin de rétablir les écosystèmes de sa rade, a proposé en octobre 2001 à la Marine de couler le porte-avions. «Un récif artificiel de cette taille permettrait de valoriser notre patrimoine naturel», selon Mme Gamerre. «Sur le plan sentimental, c’est une fin noble pour un tel bateau et un point d’attraction touristique pour les plongeurs», dit-elle. Il s’agit «d’un projet parmi d’autres», soulignait-on à la préfecture maritime. La Provence fait notamment état d’un projet de «musée flottant» à La Seyne-sur-Mer.
La ville de Marseille (sud de la France) a proposé à la Marine nationale de couler au fond de sa rade en 2003 le porte-avions Clemenceau, désarmé en 1997 et difficile à recycler en raison de la présence d’amiante à bord, pour le transformer en récif artificiel afin de rétablir les écosystèmes. «Aucune décision positive ne sera prise s’il y avait le moindre danger pour l’environnement ou pour les plongeurs», a souligné France Gamerre, adjointe au maire de Marseille, déléguée à la mer. «Nous en sommes vraiment aux balbutiements», a-t-elle ajouté en soulignant qu’un «comité de pilotage» associant la ville, la Marine nationale et des scientifiques étudiait la faisabilité du projet. Le Clem (266 mètres de long, 66 mètres de haut et 46 mètres de large), qui rouille dans la rade de Toulon, sert de vivier de...