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Actualités - Chronologie

L’OCI condamne le terrorisme, mais en exempte les kamikazes palestiniens

Les pays musulmans ont condamné hier le terrorisme lors d’une réunion extraordinaire sur les suites des attentats du 11 septembre mais ont refusé de qualifier de «terroristes» les kamikazes palestiniens auteurs d’attentats anti-israéliens. Les 57 pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) «condamnent sans équivoque les actes de terrorisme international sous toutes leurs formes et manifestations, dont le terrorisme d’État», dit une déclaration finale adoptée après trois jours de discussions à Kuala Lumpur entre ministres des Affaires étrangères ou leurs représentants. Le «terrorisme d’État» est une accusation récurrente des pays musulmans contre la politique d’Israël dans les territoires palestiniens. La réunion avait été proposée par la Malaisie pour tenter de dissocier les pays musulmans de l’idée de terrorisme après les attentats antiaméricains de septembre et la guerre d’Afghanistan contre les fondamentalistes talibans et leurs protégés d’el-Qaëda, le réseau d’Oussama Ben Laden. Mais elle a été dominée par l’escalade de la violence au Proche-Orient et les délégués n’ont pas réussi à trouver une définition du terrorisme qui aurait pu être acceptée par tous les pays musulmans. Mentionnant seulement brièvement les attentats-suicide de New York et Washington, les délégués ont apporté leur soutien à la «résistance légitime» des Palestiniens, condamné Israël et mis en garde les États-Unis contre toute attaque de l’Irak ou de l’Iran. La déclaration «rejette toute tentative d’associer terrorisme et lutte du peuple palestinien dans l’exercice de son droit inaliénable à un État indépendant». Elle «rejette toute tentative de faire un lien entre islam, musulmans et terrorisme, car le terrorisme n’est associé à aucune religion, civilisation ou nationalité», dit le texte final de cinq pages. Les délégués ont également averti que la guerre antiterroriste menée dans le monde était vouée à l’échec si les causes du terrorisme n’étaient pas combattues. Parmi ces causes, la déclaration cite «l’occupation étrangère, l’injustice et l’exclusion». «Nous condamnons Israël pour l’escalade de sa campagne militaire contre le peuple palestinien, y compris les brutalités et humiliations quotidiennes de civils», ajoute la déclaration. Dans une référence apparente à une possible attaque américaine contre l’Irak, les signataires se prononcent aussi contre «toute action unilatérale prise contre un pays islamique sous le prétexte de combattre le terrorisme international». La déclaration lance également un appel pour une conférence des Nations unies destinée à «formuler une réponse commune et organisée de la communauté internationale au terrorisme dans toutes ses formes et manifestations».
Les pays musulmans ont condamné hier le terrorisme lors d’une réunion extraordinaire sur les suites des attentats du 11 septembre mais ont refusé de qualifier de «terroristes» les kamikazes palestiniens auteurs d’attentats anti-israéliens. Les 57 pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) «condamnent sans équivoque les actes de terrorisme international sous toutes leurs formes et manifestations, dont le terrorisme d’État», dit une déclaration finale adoptée après trois jours de discussions à Kuala Lumpur entre ministres des Affaires étrangères ou leurs représentants. Le «terrorisme d’État» est une accusation récurrente des pays musulmans contre la politique d’Israël dans les territoires palestiniens. La réunion avait été proposée par la Malaisie pour tenter de dissocier les pays...