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Actualités - Chronologie

Aucun lien avec la conjoncture régionale, affirment les milieux officiels

Le subit redéploiement des troupes syriennes annoncé hier officiellement par un communiqué du commandement de l’armée libanaise est-il lié aux développements dramatiques dans les territoires palestiniens ? La précipitation manifestée sur ce plan serait-elle une conséquence des menaces israéliennes qui se précisent de plus en plus à la lumière de l’escalade enregistrée depuis quelques jours au Liban-Sud ? Ces questions étaient hier sur toutes les lèvres après la publication du communiqué de Yarzé donnant le coup d’envoi au repli syrien. Quelles que soient les réponses qui pourraient être apportées à ces interrogations, force est de relever que le timing de ce redéploiement des troupes de Damas, «conformément aux accords de Taëf», ne peut que donner libre cours à des analyses et des interprétations établissant un lien avec les développements régionaux. Il reste que les sources officielles ont tenu hier soir à préciser que la décision du retrait syrien vers la Békaa n’est en aucune façon liée à la conjoncture régionale présente. Elle a été prise lors de la visite du président Bachar el-Assad au palais de Baabda, le 3 mars dernier, affirment les milieux proches du palais présidentiel, qui indiquent que, lors de leur entretien au début du mois de mars, les deux chefs d’État ont convenu de la nécessité d’un repli syrien. Ils ont toutefois décidé d’en ajourner l’exécution jusqu’après le sommet arabe du fait que l’armée libanaise devait accorder la priorité au maintien de l’ordre dans la capitale dans la perspective de la réunion des rois et chefs d’État arabes. Comme pour apporter une preuve à ces indications, les sources loyalistes soulignent qu’en réalité, le redéploiement syrien a commencé non pas hier, mais en juin dernier, et faisait l’objet de concertations entre les pouvoirs libanais et syrien. Le Premier ministre Rafic Hariri a confirmé hier soir ces informations, affirmant, dans une déclaration à la presse, que le repli des troupes de Damas est sans rapport avec les développements régionaux. «S’il y avait un quelconque lien, a-t-il déclaré à ce sujet, c’est le contraire qui se serait produit, en ce sens que l’armée syrienne se serait déployée au lieu de se replier. Cela apporte la preuve que les forces syriennes ont aidé l’armée libanaise dans sa tâche, de sorte que l’armée a maintenant le sentiment que la situation est stable et que les forces régulières libanaises peuvent assumer leurs responsabilités dans le maintien de la sécurité». Après avoir rendu un vibrant hommage «au président syrien Bachar el-Assad et au commandement militaire syrien pour l’aide qu’ils ont apportée au niveau de la réédification de l’armée libanaise», le chef du gouvernement a affirmé que c’est bel et bien en application de l’accord de Taëf que les troupes de Damas ont entamé leur redéploiement. En ce qui concerne l’ampleur et l’étendue de ce repli, les sources officielles susmentionnées soulignent que le retrait englobera les secteurs du littoral et du Mont-Liban, jusqu’à l’axe Hammana – Mdeirej – Aïn Dara, conformément aux dispositions de l’accord de Taëf. Ces trois localités, note-t-on, sont perchées sur une ligne de crêtes, à près de 1 300 mètres d’altitude sur le flanc occidental du Mont-Liban, dominant le Grand Beyrouth. Le redéploiement devrait ainsi inclure, notamment, les principales localités du Metn-Nord, dont Beit Méry, Monteverde, Dhour Choueir et le Bois de Boulogne. Les unités syriennes, soulignent également les sources proches de Baabda, maintiendront toutefois quelques positions limitées dans certaines hauteurs du Mont-Liban, loin des zones d’habitation. Pour l’heure, l’opinion publique retient son souffle et attend de voir la suite des événements pour savoir si l’annonce du repli constitue, pour de bon cette fois, une application (bien que tardive) des dispositons de l’accord de Taëf reléguées jusqu’ici aux oubliettes. Les milieux officiels se montrent optimistes sur ce plan et vont même jusqu’à indiquer que le retrait partiel sera suivi d’une prochaine ouverture politique syrienne en direction de Bkerké et de l’opposition chrétienne, représentée par le Rassemblement de Kornet Chehwane.
Le subit redéploiement des troupes syriennes annoncé hier officiellement par un communiqué du commandement de l’armée libanaise est-il lié aux développements dramatiques dans les territoires palestiniens ? La précipitation manifestée sur ce plan serait-elle une conséquence des menaces israéliennes qui se précisent de plus en plus à la lumière de l’escalade enregistrée depuis quelques jours au Liban-Sud ? Ces questions étaient hier sur toutes les lèvres après la publication du communiqué de Yarzé donnant le coup d’envoi au repli syrien. Quelles que soient les réponses qui pourraient être apportées à ces interrogations, force est de relever que le timing de ce redéploiement des troupes de Damas, «conformément aux accords de Taëf», ne peut que donner libre cours à des analyses et des interprétations...