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Actualités - Chronologie

Irak Onze ans après l’invasion, Bagdad entérine le rapprochement avec le Koweït

L’Irak a entériné au plus haut niveau le rapprochement, annoncé jeudi au sommet arabe de Beyrouth, avec le Koweït, dont l’occupation il y a onze ans continue de peser sur les rapports des deux pays. Le Conseil de commandement de la révolution (CCR) et le commandement du parti Baas au pouvoir, réunis sous la présidence du chef de l’État Saddam Hussein, ont exprimé samedi soir «leur satisfaction après le règlement du différend entre l’Irak et le Koweït». Ce satisfecit des plus hautes instances dirigeantes en Irak est intervenu au surlendemain du rapprochement spectaculaire annoncé entre Bagdad, Koweït et Ryad, au terme du sommet arabe. Ce rapprochement a été rendu possible après que l’Irak s’est engagé par écrit pour la première fois à ne plus envahir le Koweït qu’il avait occupé en 1990. Un texte de compromis, basé sur les documents présentés par chacun des deux pays, stipule notamment que «l’Irak respecte l’indépendance, la souveraineté et la sécurité du Koweït». Cette évolution dans le dossier irako-koweïtien a ouvert la voie à une détente entre l’Irak et l’Arabie saoudite, chef de file des monarchies arabes du Golfe. Le prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz a longuement donné l’accolade, lors du sommet, au numéro deux irakien Ezzat Ibrahim. Le Koweït et l’Arabie saoudite sont les seules monarchies du Golfe à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec l’Irak depuis la crise du Golfe en 1990-91. L’Irak, menacé d’une opération militaire d’envergure des États-Unis qui le soupçonnent de développer des armes de destruction massive, redoute que Washington n’entrave le fragile rapprochement avec ses anciens ennemis arabes. «L’Administration du mal à la Maison-Blanche va s’efforcer pendant les prochaines semaines de multiplier les mensonges contre l’Irak (...) pour ternir son image dans l’espoir de barrer la route au règlement des conflits interarabes», écrivait dimanche le quotidien al-Iraq. «Pour y faire face (...), il faut hâter la concrétisation de ce qui a été décidé à Beyrouth», ajoutait le journal. Pour l’éditorialiste d’al-Iraq, «il faut ôter à Washington tout prétexte pour exécuter ses projets agressifs et colonialistes» d’autant que les États-Unis «ont mal accueilli l’opposition des dirigeants arabes (à Beyrouth) à une agression contre l’Irak». Les dirigeants des 22 membres de la Ligue arabe se sont montrés solidaires avec Bagdad, en annonçant à Beyrouth qu’ils «refusaient catégoriquement une frappe contre l’Irak» et en appelant à «la levée des sanctions» de l’Onu frappant ce pays. Pour prouver ses bonnes intentions envers ses voisins, Bagdad a remis au Koweït un de ses ressortissants, Jassem al-Randi, après deux semaines de détention pour «entrée illégale» en Irak. Les médias koweïtiens priés de ne plus fustiger l’Irak Les autorités koweïtiennes ont demandé dimanche aux médias de ne plus tirer à boulets rouges sur l’Irak après le début de la réconciliation intervenue entre les deux voisins lors du récent sommet arabe de Beyrouth. Cheikh Sabah el-Ahmad es-Sabah, Premier ministre par intérim et chef de la diplomatie koweïtienne, a déclaré aux journalistes : «Les médias officiels respecteront (cette consigne). Quant aux médias privés, ils sont libres et agiront comme bon leur semble (...). «Mais j’espère que la presse nationale va baisser le ton de manière à voir des résultats dans la période à venir. Et j’espère que l’Irak fera aussi de même».
L’Irak a entériné au plus haut niveau le rapprochement, annoncé jeudi au sommet arabe de Beyrouth, avec le Koweït, dont l’occupation il y a onze ans continue de peser sur les rapports des deux pays. Le Conseil de commandement de la révolution (CCR) et le commandement du parti Baas au pouvoir, réunis sous la présidence du chef de l’État Saddam Hussein, ont exprimé samedi soir «leur satisfaction après le règlement du différend entre l’Irak et le Koweït». Ce satisfecit des plus hautes instances dirigeantes en Irak est intervenu au surlendemain du rapprochement spectaculaire annoncé entre Bagdad, Koweït et Ryad, au terme du sommet arabe. Ce rapprochement a été rendu possible après que l’Irak s’est engagé par écrit pour la première fois à ne plus envahir le Koweït qu’il avait occupé en 1990. Un texte de...