Affaire Moussaoui : des associations françaises critiquent Paris
le 30 mars 2002 à 00h00
Plusieurs syndicats et associations, notamment la Ligue des droits de l’homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, ont accusé vendredi les autorités françaises d’avoir pris le «risque» de l’exécution de Zacarias Moussaoui aux États-Unis «pour ne pas s’exposer aux critiques du gouvernement américain». Des procureurs fédéraux américains enquêtant sur ce Français d’origine marocaine, première personne inculpée aux États-Unis en liaison avec les attentats du 11 septembre, ont déclaré qu’ils requerraient la peine de mort. «Les autorités publiques françaises ont accepté de collaborer avec les autorités fédérales américaines sans obtenir d’elles les garanties nécessaires à ce que la peine de mort ne soit pas requise, prononcée et appliquée», déplorent dans un communiqué commun la LDH, le SAF, le SM, l’ACAT (Action chrétienne pour l’abolition de la torture et des exécutions capitales) et la Conférence des bâtonniers. «Les autorités françaises, le gouvernement comme le président de la République ont manifestement décidé de prendre le risque de l’exécution de Zacarias Moussaoui pour ne pas s’exposer aux critiques du gouvernement américain», ajoutent-ils. «Cette attitude n’est pas acceptable tant elle conduit à démentir dans les faits le refus de la peine de mort que proclament les autorités françaises», poursuit le communiqué. Les organisations signataires demandent en conséquence «à la France, comme à l’Union européenne, de ne pas transiger sur les principes qui sont les leurs. La lutte contre la peine de mort ne souffre aucune exception, ni aucun compromis». Zacarias Moussaoui, 33 ans, doit être jugé à partir du 30 septembre en Virginie.
Plusieurs syndicats et associations, notamment la Ligue des droits de l’homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, ont accusé vendredi les autorités françaises d’avoir pris le «risque» de l’exécution de Zacarias Moussaoui aux États-Unis «pour ne pas s’exposer aux critiques du gouvernement américain». Des procureurs fédéraux américains enquêtant sur ce Français d’origine marocaine, première personne inculpée aux États-Unis en liaison avec les attentats du 11 septembre, ont déclaré qu’ils requerraient la peine de mort. «Les autorités publiques françaises ont accepté de collaborer avec les autorités fédérales américaines sans obtenir d’elles les garanties nécessaires à ce que la peine de mort ne soit pas requise, prononcée et appliquée», déplorent dans un...
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