Le milieu offensif Youri Djorkaeff, qui renaît à Bolton (Angleterre) après une expérience difficile à Kaiserslautern (Allemagne), dit n’avoir «jamais douté» de son retour en équipe de France de football, qu’il effectue ce soir pour le match amical contre l’Écosse. «Je m’attendais à revenir, sinon pour ce match, du moins pour le prochain, confie Djorkaeff, appelé de dernière minute après l’annonce de l’indisponibilité de Robert Pires lundi. Je n’ai jamais douté de mon retour en équipe de France. Mais je ne voulais pas y faire de la figuration, il fallait être compétitif. Et c’est le cas aujourd’hui». En effet, le meilleur buteur des Bleus en activité (29 buts), qui n’avait pas été convoqué depuis France-Algérie (4-1) le 6 octobre, a flambé ce week-end avec Bolton, qu’il a rejoint mi-février. Il a inscrit un doublé contre Charlton (2-1), samedi en championnat, ses premiers buts en Angleterre, permettant à son club de sortir de la zone de relégation. «J’ai disputé mon cinquième match avec Bolton, explique-t-il. J’ai l’impression de retrouver les bases, le plaisir de jouer. Je trouve les semaines longues pour arriver d’un samedi à l’autre ! À mon âge, avec tout ce que j’ai gagné, et dans un club qui n’est ni l’Inter, ni le PSG, ni Monaco, ça veut dire que je suis resté un joueur». «En ce moment, je me retrouve dans les phases que je préfère, se réjouit-il. Je joue des matchs à la mort avec mon club. C’est ce qu’il me fallait». Décisif La façon qu’a Djorkaeff de raconter sa résurrection anglaise et la compétition retrouvée tranche avec la douloureuse expérience vécue à Kaiserslautern, où un conflit larvé de plusieurs mois avec l’entraîneur Andreas Brehme l’avait poussé sur la touche. De quoi craquer pour un joueur qui a eu 34 ans le 9 mars. Pourtant, une chose lui a permis de tenir : «L’équipe de France, répond-il sans hésiter. La perspective de la Coupe du monde fournit une motivation suffisante pour faire des efforts tous les matins». Maintenant que ce retour en bleu est devenu réalité, peu lui importe d’avoir perdu la place de titulaire qui était la sienne pendant l’ère Aimé Jacquet : «Je ne me pose pas la question. Pour moi, la façon dont je suis considéré n’a pas changé depuis la période Jacquet. Pendant l’Euro 2000, je n’ai pas l’impression d’avoir été simple remplaçant, mais d’avoir été décisif». À deux mois de la Coupe du monde, Djorkaeff, qui arrêtera sa carrière internationale après cette échéance, semble de mieux en mieux placé pour être du voyage en Corée du Sud et au Japon. Un rebond de plus pour celui qui n’a de cesse de jouer les phénix : «On dit que j’arrive toujours à rebondir. Je ne sais pas comment l’expliquer. Il y a sans doute quelque chose qui me pousse avant les moments importants».
Le milieu offensif Youri Djorkaeff, qui renaît à Bolton (Angleterre) après une expérience difficile à Kaiserslautern (Allemagne), dit n’avoir «jamais douté» de son retour en équipe de France de football, qu’il effectue ce soir pour le match amical contre l’Écosse. «Je m’attendais à revenir, sinon pour ce match, du moins pour le prochain, confie Djorkaeff, appelé de dernière minute après l’annonce de l’indisponibilité de Robert Pires lundi. Je n’ai jamais douté de mon retour en équipe de France. Mais je ne voulais pas y faire de la figuration, il fallait être compétitif. Et c’est le cas aujourd’hui». En effet, le meilleur buteur des Bleus en activité (29 buts), qui n’avait pas été convoqué depuis France-Algérie (4-1) le 6 octobre, a flambé ce week-end avec Bolton, qu’il a rejoint...
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