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Actualités - Chronologie

Guantanamo : HRW dénonce le « silence » des Européens

Le président de Human Rights Watch (HRW), Kenneth Roth, dénonce dans le quotidien Libération de vendredi le «silence» des pays européens face à ce qu’il considère comme des violations des libertés individuelles par l’Administration du président américain George W. Bush. «Les principales victimes de ces abus ont été les étrangers. Nous estimons qu’il y a toujours en prison environ 600 Arabes et musulmans depuis le 11 septembre. Il est difficile de donner un chiffre. Le gouvernement n’a pas donné de listes nominatives, ni précisé les lieux de détention», affirme le responsable de l’organisation de défense des droits de l’homme dans une interview au quotidien français. «Parmi ces détenus, un seul à notre connaissance a été inculpé et est suspecté d’être lié aux attentats, le Français Zacharias Moussaoui», poursuit-il. M. Roth souhaite que les États-Unis accordent aux détenus transférés d’Afghanistan vers la base américaine de Guantanamo (Cuba) «le statut de prisonnier de guerre de la convention de Genève». «Bush est en train de réécrire les lois de la guerre» et son Administration «méprise le droit international, qu’elle perçoit comme une gêne», selon le président de HRW. «Je ne comprends pas le silence des gouvernements européens devant ces pratiques des États-Unis», déclare M. Roth, pour qui ces gouvernements «devraient aussi refuser de collaborer avec les tribunaux militaires qui peuvent imposer la peine de mort». Le Pentagone a présenté jeudi les règles des tribunaux militaires d’exception, mais aucun procès n’est encore prévu pour les prisonniers d’Afghanistan.
Le président de Human Rights Watch (HRW), Kenneth Roth, dénonce dans le quotidien Libération de vendredi le «silence» des pays européens face à ce qu’il considère comme des violations des libertés individuelles par l’Administration du président américain George W. Bush. «Les principales victimes de ces abus ont été les étrangers. Nous estimons qu’il y a toujours en prison environ 600 Arabes et musulmans depuis le 11 septembre. Il est difficile de donner un chiffre. Le gouvernement n’a pas donné de listes nominatives, ni précisé les lieux de détention», affirme le responsable de l’organisation de défense des droits de l’homme dans une interview au quotidien français. «Parmi ces détenus, un seul à notre connaissance a été inculpé et est suspecté d’être lié aux attentats, le Français Zacharias...