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Actualités - Chronologie

Commission des droits de l’homme : Israël sur la sellette

Le traditionnel débat à la Commission des droits de l’homme sur l’autodétermination a, cette semaine, de nouveau mis en accusation Israël pour sa politique dans les territoires palestiniens occupés. L’ensemble des pays arabes et musulmans a fustigé la politique israélienne dans ces territoires. L’ambassadeur d’Algérie, Mohammed Salah Dembri, allant jusqu’à dénoncer la «Nuit et brouillard, Nacht und Nebel (a-t-il insisté en allemand – expression désignant le système créé en 1941 par les nazis pour faire disparaître leurs opposants sans laisser de traces, la plupart furent déportés dans des camps de concentration) qu’infligent à la population palestinienne les héritiers de la Shoah». Il s’en est également pris à «ces militaires israéliens, “dignes” disciples de Goebbels et d’Himmler, qui vont déshabiller, devant les caméras du monde entier, leurs prisonniers palestiniens, et les numérotent sur leur propre corps comme on tatouait jadis dans les camps de concentration». De façon plus modérée, l’ambassadeur d’Égypte, Mme Naéla Gabr, a rappelé, au nom de la Ligue arabe, que «le peuple palestinien est privé du droit à l’autodétermination en raison de la politique israélienne», en dépit des résolutions successives de l’Onu. Pour sa part, le représentant de l’Arabie saoudite, M. Abdulwahab Attar, a insisté sur le fait qu’il ne pouvait y avoir de solution au Proche-Orient sans l’évacuation par Israël de tous les territoires occupés. L’Arabie saoudite est à l’origine d’une proposition de paix axée sur le retrait d’Israël de tous les territoires occupés depuis 1967, en échange d’une reconnaissance de l’État hébreu par les pays arabes. Comme plusieurs autres de ses collègues, le représentant saoudien s’est félicité de la récente adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu de la résolution 1397, d’origine américaine, évoquant pour la première fois depuis plusieurs années la présence de deux États, palestinien et israélien. Dans un droit de réponse, l’ambassadeur d’Israël à l’Onu, M. Yaakob Levy, a qualifié de «déplacée» la référence à la Shoah par son homologue algérien. Il a également insisté sur le fait que son pays agissait en état de légitime défense et que les mesures prises à l’encontre de Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, étaient justifiées par le fait que ce dernier ne parvient pas à enrayer le terrorisme ni à faire cesser la circulation d’armes dans les camps de réfugiés. De son côté, le représentant palestinien à l’Onu, M. Nabil Ramlawi, a rappelé que le droit à l’autodétermination était reconnu par les Nations unies et, qu’à ce titre, les peuples vivant sous occupation avaient le droit de résister. «Le non-respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne peut que conduire à la violence, une violence qui risque de déborder sur la région», a-t-il dit. Le représentant chinois, M. Xie Bohua, a insisté sur le fait que le «plein exercice du droit à l’autodétermination constitue le fondement qui permet à tous les peuples de jouir de leurs autres droits». Toutefois, a-t-il ajouté, «il est inacceptable, juridiquement, de fragmenter un État souverain au nom du même principe du droit à l’autodétermination». La Chine conteste aux Tibétains et aux Ouïgours notamment leur droit à l’autodétermination. Ces dernières années, la Chine a systématiquement évité de se faire condamner par la Commission des droits de l’homme en usant d’un artifice de procédure permettant de retirer de l’ordre du jour tout point inscrit si une majorité en décide ainsi. Israël n’a jamais tenté d’utiliser la même procédure, sachant qu’elle n’avait aucune chance d’obtenir la majorité requise. Aussi, comme les années précédentes, Israël sera l’objet de plusieurs condamnations par la Commission pour sa politique à l’égard des Palestiniens et la poursuite de son occupation des hauteurs syriennes du Golan. Le vote de ces résolutions interviendra en fin de session de la Commission, vers la fin avril.
Le traditionnel débat à la Commission des droits de l’homme sur l’autodétermination a, cette semaine, de nouveau mis en accusation Israël pour sa politique dans les territoires palestiniens occupés. L’ensemble des pays arabes et musulmans a fustigé la politique israélienne dans ces territoires. L’ambassadeur d’Algérie, Mohammed Salah Dembri, allant jusqu’à dénoncer la «Nuit et brouillard, Nacht und Nebel (a-t-il insisté en allemand – expression désignant le système créé en 1941 par les nazis pour faire disparaître leurs opposants sans laisser de traces, la plupart furent déportés dans des camps de concentration) qu’infligent à la population palestinienne les héritiers de la Shoah». Il s’en est également pris à «ces militaires israéliens, “dignes” disciples de Goebbels et d’Himmler, qui...