Le meurtre de Biagi, point culminant d’une crise généralisée
le 22 mars 2002 à 00h00
Le meurtre de l’économiste Marco Biagi, revendiqué par les Brigades rouges (BR), est le point culminant d’une crise généralisée provoquée par l’affrontement entre le gouvernement, soutenu par le patronat, et les syndicats sur la politique sociale de Silvio Berlusconi. «Le meurtre de Marco Biagi s’insère dans un moment de tension sociale particulière», avait estimé le ministre italien de l’Intérieur Claudio Scajola. M. Berlusconi lui-même n’a pas hésité, dans sa première réaction, à accuser les syndicats et la gauche d’être indirectement, par le climat politique créé dans le pays, à l’origine du meurtre. «Tous doivent mettre un terme à la chaîne de la haine et du mensonge, car c’est de cela que se nourrit l’idéologie inhumaine qui entraîne la main des assassins», a-t-il déclaré. «La violence politique de la gauche qui, depuis qu’elle a perdu les élections, a aussi perdu la tête, (...) parle, sans penser, de fascisme et de nazisme (...) déclenche les faits de terrorisme», a affirmé, pour sa part, Umberto Bossi, le chef du mouvement populiste et xénophobe de la Ligue du Nord. Un long document des BR revendiquant le meurtre de Marco Biagi est apparu jeudi sur un site d’information sur Internet affirmant qu’un commando a «exécuté» l’expert car il était l’un des promoteurs de «la réglementation de l’exploitation du travail». Ce communiqué, signé des «Brigades rouges pour la construction du Parti communiste combattant» (BR-PCC), affirme : «Les responsabilités de Marco Biagi ne se sont pas arrêtées au plan national, mais il les a assumées également sur le plan international».
Le meurtre de l’économiste Marco Biagi, revendiqué par les Brigades rouges (BR), est le point culminant d’une crise généralisée provoquée par l’affrontement entre le gouvernement, soutenu par le patronat, et les syndicats sur la politique sociale de Silvio Berlusconi. «Le meurtre de Marco Biagi s’insère dans un moment de tension sociale particulière», avait estimé le ministre italien de l’Intérieur Claudio Scajola. M. Berlusconi lui-même n’a pas hésité, dans sa première réaction, à accuser les syndicats et la gauche d’être indirectement, par le climat politique créé dans le pays, à l’origine du meurtre. «Tous doivent mettre un terme à la chaîne de la haine et du mensonge, car c’est de cela que se nourrit l’idéologie inhumaine qui entraîne la main des assassins», a-t-il déclaré. «La...
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