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Actualités - Chronologie

Zimbabwe Tsvangirai inculpé de trahison, les espoirs de réconciliation anéantis

Le chef de l’opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a été inculpé hier de trahison, anéantissant les maigres espoirs de dialogue avec le président Robert Mugabe, appelé la veille de ses vœux par le Commonwealth qui a suspendu le Zimbabwe pour un an. Convoqué dans un premier temps par la police, M. Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a dû ensuite se présenter devant un tribunal d’Harare qui l’a formellement inculpé de trahison dans une affaire de complot visant à assassiner M. Mugabe. Un autre responsable du MDC, Renson Gasela, chargé de l’agriculture, a également été inculpé dans la même affaire. Tous deux ont été laissés en liberté, en échange d’une caution de 4,5 millions de dollars zimbabwéens (90 000 USD environ) pour M. Tsvangirai et de 500 000 dollars zimbabwéens pour M. Gasela. Ils devront en outre se présenter à la police une fois par semaine et leurs passeports leur ont été retirés. Welshman Ncube, secrétaire général du MDC, avait déjà été inculpé de «trahison» par un tribunal d’Harare au lendemain de l’élection présidentielle des 9, 10 et 11 mars, remportée par M. Mugabe dans des conditions contestées. L’un des avocats du MDC, Eric Matinenga, a affirmé que ces nouvelles inculpations faisaient partie «du harcèlement continuel de M. Tsvangirai et des responsables du parti». Un argument rejeté par le ministre de l’Information Jonathan Moyo qui a affirmé «que la revanche politique n’a pas lieu devant la justice». «Personne n’est au-dessus des lois» et les accusations de trahison sont quelque «chose de très, très sérieux», a-t-il dit. Les accusations de complot à l’encontre des trois dirigeants du MDC avaient été portées par Ari Ben-Menashe, un ancien agent du Mossad israélien au passé trouble et proche du pouvoir de M. Mugabe, lors d’une émission de télévision australienne diffusée en janvier. On y voyait des images médiocres d’un homme dont le visage reste invisible, présenté comme M. Tsvangirai, en conversation avec M. Ben-Menashe. L’inculpation de M. Tsvangirai survient au lendemain de la suspension du Zimbabwe des réunions du Commonwealth, cette organisation estimant que la présidentielle du 9 au 11 mars, remportée par M. Mugabe face à M. Tsvangirai, n’avait pas été libre et s’était déroulée dans un «climat de peur». Elle compromet l’appel à la «réconciliation nationale» lancé par le Commonwealth qui semblait encore possible mardi, M. Tsvangirai ayant affirmé être prêt à discuter avec la pouvoir sous certaines conditions, essentiellement la fin des violences contre les militants de son parti et l’organisation d’un nouveau scrutin présidentiel.
Le chef de l’opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a été inculpé hier de trahison, anéantissant les maigres espoirs de dialogue avec le président Robert Mugabe, appelé la veille de ses vœux par le Commonwealth qui a suspendu le Zimbabwe pour un an. Convoqué dans un premier temps par la police, M. Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a dû ensuite se présenter devant un tribunal d’Harare qui l’a formellement inculpé de trahison dans une affaire de complot visant à assassiner M. Mugabe. Un autre responsable du MDC, Renson Gasela, chargé de l’agriculture, a également été inculpé dans la même affaire. Tous deux ont été laissés en liberté, en échange d’une caution de 4,5 millions de dollars zimbabwéens (90 000 USD environ) pour M. Tsvangirai et de 500 000 dollars...