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Actualités - Chronologie

Dory Chamoun : Unifier les rangs contre « l’hégémonie syrienne »

Le leader du Parti national libéral (PNL), Dory Chamoun, a appelé hier toute l’opposition à «l’hégémonie syrienne» à «unifier ses rangs pour rétablir la souveraineté et l’indépendance du Liban», rendant longuement hommage au discours «courageux» prononcé mardi par le recteur de l’Université Saint-Joseph, Sélim Abou. Dans le cadre d’une conférence organisée par l’Université Notre-Dame de Louayzé à Zouk, M. Chamoun a estimé que «si le Liban est incapable de jouer un rôle au plan international et n’inspire plus le respect, ce n’est pas seulement la faute à la Syrie, au pouvoir libanais ou à la communauté internationale qui se voile la face devant le fait accompli, mais surtout celle de la société civile et notamment des chrétiens». «Nous sommes tous d’accord sur ce que nous voulons : la liberté, la souveraineté et l’indépendance du Liban. Il nous faut dépasser nos égoïsmes pour exprimer les aspirations de tous les Libanais réunis», a-t-il souligné, lançant un appel «à l’unification des voix contre toutes les tutelles qui pèsent sur le Liban». «À première vue, tout paraît impossible : la Syrie est là, le haut-commissaire est installé à Anjar et le pouvoir local est désigné par les autorités syriennes. Mais la domination syrienne ne peut se perpétuer si l’unité règne entre nous. C’est en nous divisant qu’ils arrivent à régner, grâce au travail de sape des services de renseignements», a poursuivi M. Chamoun. «Mais c’est eux qui vont bientôt constater leur fiasco politique», a-t-il ajouté. Interrogé sur les menaces dirigées contre les membres du groupe de Kornet Chehwane, le leader du PNL a lancé : «Je vous assure que ça ne marche pas. Malgré les pressions, nous sommes toujours là et nous y resterons. Si ça ne plaît pas à certains, qu’ils s’en aillent». «Tous ceux qui œuvrent au sein du groupe tentent d’empêcher le pays de s’écrouler», a-t-il indiqué, défendant Kornet Chehwane contre ceux qui accusent les membres du groupe de l’utiliser pour atteindre leurs intérêts personnels. Dénonçant les jugement émis par le tribunal militaire à l’encontre de Toufic Hindi, Habib Younès et Antoine Bassil, il a affirmé : «Cela n’est plus l’État de droit, c’est l’État qui fraude la loi». À un étudiant qui lui demandait pourquoi Kornet Chehwane insiste à maintenir le peuple à l’écart du mouvement de protestation, il a répondu : «Si le groupe n’appelle pas à des manifestations, il n’est pas pour autant contre le principe. Lorsqu’il sera temps de descendre dans la rue, nous lancerons un appel dans ce sens». De son côté, la section estudiantine du PNL a publié hier un communiqué critiquant «la justice au service de l’occupation syrienne», qui a condamné MM. Younès, Hindi et Bassil «pour avoir réclamé la souveraineté et l’indépendance de leur pays», et rendant hommage «aux positions audacieuses du père Abou, qui a exprimé dans son allocution les craintes et les aspirations de tous les Libanais». M.H.G.
Le leader du Parti national libéral (PNL), Dory Chamoun, a appelé hier toute l’opposition à «l’hégémonie syrienne» à «unifier ses rangs pour rétablir la souveraineté et l’indépendance du Liban», rendant longuement hommage au discours «courageux» prononcé mardi par le recteur de l’Université Saint-Joseph, Sélim Abou. Dans le cadre d’une conférence organisée par l’Université Notre-Dame de Louayzé à Zouk, M. Chamoun a estimé que «si le Liban est incapable de jouer un rôle au plan international et n’inspire plus le respect, ce n’est pas seulement la faute à la Syrie, au pouvoir libanais ou à la communauté internationale qui se voile la face devant le fait accompli, mais surtout celle de la société civile et notamment des chrétiens». «Nous sommes tous d’accord sur ce que nous voulons : la...