PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE 41 % des électeurs disent pouvoir changer d’avis (photo)
le 20 mars 2002 à 00h00
À un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, le 21 avril, les deux principaux candidats sont au coude-à-coude et leurs programmes, dorénavant connus, ne semblent pas à même d’éclairer les indifférents ou les hésitants. Les derniers sondages montrent que le conservateur Jacques Chirac, 69 ans, président depuis 1995, et le socialiste Lionel Jospin, 64 ans, Premier ministre depuis 1997, ont du mal à se départager. «Chirac et Jospin de nouveau à égalité», a titré hier le quotidien conservateur Le Figaro qui a publié un sondage de l’institut Ipsos accordant à chacun des deux hommes 50 % des intentions de vote au second tour du scrutin, le 5 mai. Selon une autre étude d’intentions (LCI/Sofres) M. Jospin l’emporterait de justesse avec 50,5 % des suffrages, contre 49,5 % à M. Chirac, et pour une troisième (Paris Match/BVA), M. Jospin serait en tête avec 51 % des voix. Ces résultats qui placent les deux principaux candidats au même niveau semblent marquer un ralentissement de la tendance qui avait vu ces dernières semaines M. Jospin prendre une légère avance sur M. Chirac. Les commentateurs ont attribué cet effritement de la progression du candidat socialiste à ses commentaires récents sur le vieillissement et l’usure, selon lui, de l’actuel président de la République. Toutefois ces sondages – dont les auteurs rappellent qu’ils sont soumis aux marges d’erreur inhérentes aux lois statistiques doivent être lus avec prudence, notent les spécialistes. «On n’insistera jamais assez sur le caractère actuellement très aléatoire des évolutions d’intentions de vote de second tour», a écrit hier dans Le Figaro le directeur général de l’institut Ipsos, Pierre Giacometti. Les experts s’attendent en effet à un fort taux d’abstention pour cette élection et notent qu’une bonne partie de ceux qui disent avoir choisi, assurent également être prêts à changer d’avis. Ainsi, selon Ipsos, 41 % des Français disent pouvoir encore changer d’avis contre 59 % qui disent avoir arrêté leur choix. Mais les indifférents ou les hésitants auront du mal à trouver dans les programmes des deux principaux candidats de quoi asseoir leur décision, au lendemain de la publication par M. Jospin de ses propositions. Celles de M. Chirac l’avaient été par son état-major quelques jours auparavant. «À l’issue de la publication de leurs programmes respectifs, on n’en a pas fini avec le jeu : cherchez les différences entre Chirac et Jospin», a estimé hier le quotidien de gauche Libération. De fait, même dans le vocabulaire utilisé, les deux camps semblent voisins : la plaquette chiraquienne est intitulée «Mon engagement pour la France» alors que les propositions jospiniennes sont baptisées «Je m’engage». «Il y a certes dans le projet de Lionel Jospin quelques innovations qui sont absentes de celui de Jacques Chirac», a commenté le quotidien Le Monde, «mais elles ne suffisent pas à donner le sentiment d’un véritable affrontement de projets et d’idées, en lieu et place de celui de deux personnalités qui ont pour handicap commun d’avoir gouverné cinq ans durant ensemble». Les deux hommes apparaissent effectivement séparés par des nuances, plus ou moins prononcées, sur les grands thèmes abordés dans leurs programmes : sécurité, réductions d’impôts, justice, réforme de l’État, réduction de la durée des mandats électifs ou formation professionnelle.
À un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, le 21 avril, les deux principaux candidats sont au coude-à-coude et leurs programmes, dorénavant connus, ne semblent pas à même d’éclairer les indifférents ou les hésitants. Les derniers sondages montrent que le conservateur Jacques Chirac, 69 ans, président depuis 1995, et le socialiste Lionel Jospin, 64 ans, Premier ministre depuis 1997, ont du mal à se départager. «Chirac et Jospin de nouveau à égalité», a titré hier le quotidien conservateur Le Figaro qui a publié un sondage de l’institut Ipsos accordant à chacun des deux hommes 50 % des intentions de vote au second tour du scrutin, le 5 mai. Selon une autre étude d’intentions (LCI/Sofres) M. Jospin l’emporterait de justesse avec 50,5 % des suffrages, contre 49,5 % à M. Chirac, et pour...
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