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Nantes souffle ses 100 bougies européennes

Nantes disputera ce soir sur la pelouse du Bayern Munich un match pour l’honneur en Ligue des champions, un match qui ne sera pas anecdotique puisqu’il s’agit du centième dans l’histoire européenne des Canaris. Cette histoire a débuté en 1965. Deux ans après leur accession parmi l’élite et dans la foulée d’un premier titre de champion de France, les Nantais font leur entrée sur la scène continentale face au Partizan Belgrade, futur finaliste de l’épreuve. «Notre entraîneur José Arribas nous avait dit qu’on allait prendre une valise, raconte l’attaquant Bernard Blanchet. On perd 2-0 en Yougoslavie devant 40 000 personnes. Pour la plupart des joueurs, c’était notre premier match international». Trente-sept ans et 21 participations européennes plus tard, le FCNA pointe au troisième rang national derrière Bordeaux (122) et Monaco (112) mais devant des clubs plus prestigieux comme Marseille ou le Paris-Saint-Germain. «Ça m’agace un peu, explique le directeur sportif Robert Budzynski, car tout le monde oublie que Nantes n’avait pas les moyens financiers de certaines équipes françaises». Si le club de Loire-Atlantique n’a pas marqué l’histoire européenne, c’est qu’il n’a jamais réussi à se hisser en finale mais à défaut d’être un élève brillant il s’est montré particulièrement assidu avec sept campagnes sur ces dix dernières années. Moments forts et désillusions Au rayon des moments forts, il y a les demi-finales face au FC Valence en 1980 (2-1 et 0-4) et surtout celle de Ligue des champions disputée en 1996 face à la Juventus de Turin. Battus 2-0 en Italie, les Canaris l’emportent 3-2 à la Beaujoire après avoir fait trembler la Vieille Dame. «Ça a marqué les esprits, poursuit l’ancien défenseur nantais, car on s’est rendu compte qu’on était capable sur un match de rivaliser avec les meilleurs». Mais la coupe d’Europe a aussi apporté son lot de désillusions, la plus cruelle étant l’élimination en 1973 par les Danois de Viejle (2-2 / 0-1). «En se faisant sortir par des amateurs, on a pris une gifle retentissante et on a mis longtemps à la digérer». Réguliers en coupe d’Europe, les Nantais ont montré leurs limites face aux grandes nations du football et n’ont jamais pu éliminer sur deux matches une équipe italienne, anglaise, espagnole ou allemande. «Au cours de cet apprentissage, on a pu mesurer tout ce qui nous séparait du très haut niveau en termes de football mais aussi de culture et de potentiel financier. C’est malheureusement la rançon pour un club formateur que d’apparaître épisodiquement en compagnie des plus forts». Robert Budzynski refuse pourtant la fatalité. «Participer chaque année à la coupe d’Europe n’est pas du domaine du rêve. C’est ce vers quoi il nous faut tendre à tout prix. L’Europe c’est fondamental pour rester attractif auprès des jeunes susceptibles de nous rejoindre». Face au Bayern de Munich, ses 268 matches et ses six trophées européens, le FCNA aura encore l’occasion de mesurer la différence avec un grand d’Europe. «Ce match c’est l’occasion pour nos jeunes de prendre goût à ce genre de rencontres», se félicite Angel Marcos. Et sans doute de prolonger l’aventure européenne des Canaris.
Nantes disputera ce soir sur la pelouse du Bayern Munich un match pour l’honneur en Ligue des champions, un match qui ne sera pas anecdotique puisqu’il s’agit du centième dans l’histoire européenne des Canaris. Cette histoire a débuté en 1965. Deux ans après leur accession parmi l’élite et dans la foulée d’un premier titre de champion de France, les Nantais font leur entrée sur la scène continentale face au Partizan Belgrade, futur finaliste de l’épreuve. «Notre entraîneur José Arribas nous avait dit qu’on allait prendre une valise, raconte l’attaquant Bernard Blanchet. On perd 2-0 en Yougoslavie devant 40 000 personnes. Pour la plupart des joueurs, c’était notre premier match international». Trente-sept ans et 21 participations européennes plus tard, le FCNA pointe au troisième rang national...