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Actualités - Chronologie

Bagdad accepterait sous conditions le retour des inspecteurs de l’Onu

Le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan a indiqué que son pays accepterait le retour des inspecteurs internationaux en désarmement si l’Onu définit les sites à visiter et un calendrier pour leur mission, dans une déclaration publiée lundi par un journal arabe. «L’Irak refuse le retour des inspecteurs tant que l’on n’a pas défini les sites à inspecter et un calendrier précis», a déclaré M. Ramadan au quotidien saoudien Asharq al-Awsat. Le refus de l’Irak d’autoriser le retour des inspecteurs, absents du pays depuis décembre 1998, est invoqué par les États-Unis pour lancer une opération militaire contre l’Irak et renverser le régime du président Saddam Hussein, accusé par Washington de développer des armes de destruction massive. Qualifiant d’«espions» les inspecteurs, M. Ramadan a estimé que leur retour «est destiné à mettre à jour les informations sur l’Irak pour que la prochaine frappe américaine soit plus douloureuse que les précédentes». Réaffirmant que son pays «est totalement exempt d’armes de destruction massive», il a suggéré l’envoi en Irak d’une «mission d’inspection arabe» qui pourrait visiter tous les sites possibles «y compris les palais présidentiels». Il a estimé que la mission au Proche-Orient du médiateur américain Anthony Zinni «est destinée à calmer la situation sur la scène palestinienne pour que les États-Unis puissent réaliser leurs plans au sujet de l’Irak». «La poursuite de l’intifada des Palestiniens a retardé la frappe américaine contre l’Irak», a-t-il estimé, critiquant par ailleurs la tournée arabe du vice-président américain Dick Cheney qui «cherche à obtenir un soutien à la frappe, au renversement du régime irakien et à l’échec du sommet arabe» prévu les 27 et 28 mars à Beyrouth. «Ils (les Américains) vont aller jusqu’au bout pour la réalisation de leurs objectifs», a-t-il ajouté, répétant par ailleurs que Bagdad était prêt à recevoir une délégation koweïtienne pour l’affaire des prisonniers de guerre et des personnes portées disparues depuis la guerre du Golfe en 1991. Interrogé sur un possible dialogue entre Bagdad et Washington, le vice-président irakien a affirmé que son pays «peut dialoguer avec tous les pays du monde, à l’exception d’Israël». «Mais, a-t-il ajouté, nous ne courons pas derrière les États-Unis, auxquels nous ne faisons pas confiance, car ce sont un ennemi traditionnel pour nous». S’élevant dans ce contexte contre la «loi de libération de l’Irak» établie sous l’ex-président américain Bill Clinton, il a ironisé sur cette loi qui «considère l’Irak comme l’un des États américains». Parallèlement, le numéro deux irakien, Ezzat Ibrahim, a affirmé que la question du retour en Irak des experts en désarmement serait réglée dans le cadre du «dialogue positif» mené avec l’Onu. «Le retour des inspecteurs s’inscrit dans le cadre du dialogue positif avec l’Onu (...) qui reprendra le 15 avril» à New York, a déclaré M. Ibrahim. «Nous avons grand espoir que le dialogue avec l’Onu aboutisse au règlement de tous les problèmes en suspens», a-t-il ajouté, soulignant que «les droits de l’Irak seraient également confirmés» par ce dialogue, en allusion à la levée de l’embargo imposé à Bagdad par l’Onu depuis 1990.
Le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan a indiqué que son pays accepterait le retour des inspecteurs internationaux en désarmement si l’Onu définit les sites à visiter et un calendrier pour leur mission, dans une déclaration publiée lundi par un journal arabe. «L’Irak refuse le retour des inspecteurs tant que l’on n’a pas défini les sites à inspecter et un calendrier précis», a déclaré M. Ramadan au quotidien saoudien Asharq al-Awsat. Le refus de l’Irak d’autoriser le retour des inspecteurs, absents du pays depuis décembre 1998, est invoqué par les États-Unis pour lancer une opération militaire contre l’Irak et renverser le régime du président Saddam Hussein, accusé par Washington de développer des armes de destruction massive. Qualifiant d’«espions» les inspecteurs, M. Ramadan a estimé que...