EN BREF Ouganda La vice-présidente quitte son mari violent
le 18 mars 2002 à 00h00
La vice-présidente ougandaise, Speciosa Wandira Kazibwe, a annoncé publiquement à Kampala avoir quitté son époux qui la battait régulièrement, une semaine après avoir appelé les femmes à se révolter contre la violence conjugale. S’adressant vendredi soir à des femmes parlementaires, la vice-présidente a dit avoir pris une telle décision car son mari, Charles Kazibwe, avait l’habitude de la frapper. «Je me suis dit, trop c’est trop, et j’ai trouvé la force de me faire construire une maison. Je suis heureuse d’avoir quitté un homme qui avait l’habitude de me frapper», a ajouté la vice-présidente devant une assistance ébahie. «Pourquoi aurais-je dû rester avec un homme qui me bat», s’est-elle interrogée devant la salle, ajoutant avoir dit à son époux : «Toi, Kazibwe, dégage (...) Comment peut-on frapper la vice-présidente ?». Charles et Speciosa s’étaient rencontrés dans les années 70 lorsqu’ils étaient étudiants et vivaient ensemble depuis 25 ans. Symbole de l’émancipation féminine en Ouganda depuis sa nomination il y a huit ans à la vice-présidence par le chef de l’État, Yoweri Museveni, Mme Kazibwe a assuré au public que de nombreuses femmes occupant des postes importants dans le pays étaient battues par leur mari. À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, la vice-présidente avait appelé les femmes ougandaises à ne plus accepter les violences conjugales et à prendre des leçons d’arts martiaux pour se défendre. Elle n’avait cependant pas mentionné sa situation personnelle.
La vice-présidente ougandaise, Speciosa Wandira Kazibwe, a annoncé publiquement à Kampala avoir quitté son époux qui la battait régulièrement, une semaine après avoir appelé les femmes à se révolter contre la violence conjugale. S’adressant vendredi soir à des femmes parlementaires, la vice-présidente a dit avoir pris une telle décision car son mari, Charles Kazibwe, avait l’habitude de la frapper. «Je me suis dit, trop c’est trop, et j’ai trouvé la force de me faire construire une maison. Je suis heureuse d’avoir quitté un homme qui avait l’habitude de me frapper», a ajouté la vice-présidente devant une assistance ébahie. «Pourquoi aurais-je dû rester avec un homme qui me bat», s’est-elle interrogée devant la salle, ajoutant avoir dit à son époux : «Toi, Kazibwe, dégage (...) Comment peut-on...
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