Énergie L’Opep maintient son niveau de production de pétrole
le 18 mars 2002 à 00h00
L’Opep a préféré attendre des signes d’une reprise stable de la croissance économique mondiale avant de rouvrir ses vannes, prenant le risque d’être accusée de compromettre cette reprise avec la hausse des cours du pétrole. Dans le même temps, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui se pose comme garante de la stabilité du marché pétrolier, s’est déclarée prête à agir «à tout moment» en cas d’escalade militaire en Irak pour assurer l’approvisionnement en pétrole. Les onze ministres de l’organisation, «prudemment optimistes concernant les perspectives sur le marché international du pétrole dans un avenir proche», ont décidé de maintenir leur niveau de production jusqu’à la fin juin, à l’issue de leur réunion, vendredi, à Vienne. Ils sont également convenus de se retrouver le 26 juin à Vienne pour évaluer la situation et envisager une éventuelle hausse dans la deuxième moitié de l’année si la croissance économique mondiale se confirme. Les risques d’une guerre en Irak et la tension au Proche-Orient qui alimentent les spéculations sont autant d’inconnues qui rendent cet exercice difficile. L’Opep a baissé sa production de 20 % depuis 2001, afin d’éviter un effondrement des cours face au ralentissement de l’activité économique et donc de la demande de pétrole. «Le raffermissement des prix est dû beaucoup plus aux incertitudes politiques qu’aux fondamentaux du marché», a affirmé le ministre algérien du Pétrole, Chakib Khélil. «On s’attend à ce que les prix varient en fonction de ces incertitudes dans les mois qui viennent», a-t-il, dit soulignant que pour l’Opep «toutes les options restent ouvertes», dont une hausse du volume de sa production. «Plusieurs facteurs entrent en jeu» dans la hausse des cours, «et certains sont extraéconomiques», a affirmé le secrétaire général du cartel, Ali Rodriguez. Il a toutefois a assuré que les pays membres «augmenteront leur production» en cas d’attaque contre l’Irak «même si les données fondamentales de l’offre et de la demande ne l’exigent pas». Le président de l’organisation Rilwanu Lukman a estimé qu’il était «difficile de prévoir comment va évoluer le marché». Il a noté certes «des signes encourageants d’une reprise économique mondiale», mais a souligné que «les indicateurs sur les perspectives restent dans une certaine mesure ambigus et devraient, par conséquent, être considérés avec prudence».
L’Opep a préféré attendre des signes d’une reprise stable de la croissance économique mondiale avant de rouvrir ses vannes, prenant le risque d’être accusée de compromettre cette reprise avec la hausse des cours du pétrole. Dans le même temps, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui se pose comme garante de la stabilité du marché pétrolier, s’est déclarée prête à agir «à tout moment» en cas d’escalade militaire en Irak pour assurer l’approvisionnement en pétrole. Les onze ministres de l’organisation, «prudemment optimistes concernant les perspectives sur le marché international du pétrole dans un avenir proche», ont décidé de maintenir leur niveau de production jusqu’à la fin juin, à l’issue de leur réunion, vendredi, à Vienne. Ils sont également convenus de se retrouver le...
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