Football - Incidents AS Rome-Galatasaray : la Turquie crie au scandale
le 15 mars 2002 à 00h00
Les violents incidents qui ont éclaté mercredi à Rome à la fin d’un match de football entre l’AS Rome et l’équipe du Galatasaray Istanbul ont suscité hier une virulente condamnation par les autorités turques de l’attitude de la police locale. «On se croirait dans l’Italie fasciste de la période Mussolini et non pas en 2002», a déclare le chef de la diplomatie d’Ankara Ismail Cem. L’ambassadeur d’Italie en Turquie Vittorio Claudio Surdo a «profondément regretté» ces propos. «L’Italie et la Turquie sont des pays amis de très longue date. Il faut évaluer les incidents dans le contexte d’une rencontre sportive et non pas autrement», a-t-il estimé. À l’issue de la rencontre de Ligue des champions entre les deux clubs mercredi soir, terminée sur un match nul 1 à 1, une échauffourée a éclaté entre les joueurs. Un peloton de policiers est alors entré sur le terrain. Les joueurs romains se sont immédiatement engouffrés dans les vestiaires laissant leurs collègues turcs seuls sur la pelouse. À partir de là, les interprétations divergent. Du côté italien, on indique que certains joueurs et dirigeants du Galatasaray ont bousculé et donné des coups de pieds aux policiers, ceux-ci ayant alors réagi, à coups de matraques. Épouvantable Pour les Turcs, se référant aux images de la télévision, il y a bien eu matraquage mais sans provocation. Abdurrahman Albayrak, un dirigeant de Galatasaray, a dénoncé l’attitude «barbare» des carabiniers, affirmant que plusieurs de ses joueurs avaient été blessés. «Ce que nous avons vu dans le tunnel menant aux vestiaires était épouvantable: on ne peut qualifier d’êtres humains des policiers qui peuvent attaquer des joueurs qui sont déjà à terre, blessés», s’est-il indigné. Après dix minutes de confusion, les joueurs stambouliotes ont finalement pu gagner les vestiaires entourés d’un épais cordon de policiers, sous les sifflets et les insultes d’une bonne partie du public. «Ces incidents honteux se sont déroulés devant les yeux de tout le monde. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les responsables de ces incidents et sommes déterminés à entreprendre toutes les démarches possibles», a déclaré M. Cem. La presse turque d’hier s’est déchaînée: «Scandale à Rome», «Le visage hideux de l’Italie», «Scandale à l’italienne», a-t-elle titré. La délégation du Galatasaray a quitté Rome par avion hier matin sous forte protection policière. Le match nul concédé par les Romains sur leur terrain ne fait l’affaire d’aucune des deux équipes qui occupent les deux dernières places de leur groupe. Elles ont certes préservé leurs chances de qualification pour la suite de l’épreuve mais sont dans l’obligation, pour y parvenir, de remporter leur dernier match le 19 mars. Galatasaray accueillera les Espagnols du FC Barcelone tandis que les Romains se déplaceront à Liverpool. La Commission de discipline de l’Union européenne de football (UEFA) a fait savoir hier qu’elle se réunirait le 22 mars pour décider d’éventuelles sanctions à prendre après ces incidents.
Les violents incidents qui ont éclaté mercredi à Rome à la fin d’un match de football entre l’AS Rome et l’équipe du Galatasaray Istanbul ont suscité hier une virulente condamnation par les autorités turques de l’attitude de la police locale. «On se croirait dans l’Italie fasciste de la période Mussolini et non pas en 2002», a déclare le chef de la diplomatie d’Ankara Ismail Cem. L’ambassadeur d’Italie en Turquie Vittorio Claudio Surdo a «profondément regretté» ces propos. «L’Italie et la Turquie sont des pays amis de très longue date. Il faut évaluer les incidents dans le contexte d’une rencontre sportive et non pas autrement», a-t-il estimé. À l’issue de la rencontre de Ligue des champions entre les deux clubs mercredi soir, terminée sur un match nul 1 à 1, une échauffourée a éclaté...
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