Ouzbékistan Karimov à la Maison-Blanche aujourd’hui
le 12 mars 2002 à 00h00
Le président ouzbek Islam Karimov a entamé hier sa visite aux États-Unis, une première qui marque le rapprochement intervenu entre les deux pays après les attentats du 11 septembre mais n’a pas fait oublier les violations des droits de l’homme perpétrées en Ouzbékistan. Karimov doit être reçu ce soir par le président américain George W. Bush, selon un porte-parole de la présidence ouzbèke. Il doit également s’entretenir avec des membres du Congrès et des hommes d’affaires au cours de sa visite qui se terminera le 14 mars. «Les rencontres (du président) refléteront les nouvelles relations établies entre l’Ouzbékistan et les États-Unis ces derniers mois», a commenté le porte-parole. «Les États-Unis ont l’intention d’approfondir leur coopération avec l’Ouzbékistan, non seulement dans le domaine économique, mais également politique, et de participer plus activement au processus de démocratisation en Ouzbékistan», a-t-il ajouté. Islam Karimov, un ex-apparatchik qui dirige son pays d’une main de fer, s’est révélé un allié clef des États-Unis dans le cadre de la campagne militaire menée en Afghanistan depuis octobre. Quelque 1 500 soldats américains sont stationnés dans l’ex-république soviétique. Malgré cette coopération, le département d’État américain a maintenu ses critiques contre le régime du président Karimov dans son rapport annuel publié la semaine dernière et critiqué la situation des droits de l’homme dans ce pays frontalier de l’Afghanistan. «En matière de droits de l’homme, la situation en Ouzbékistan est à peine différente de celle de l’époque soviétique», estime pour sa part Elizabeth Andersen, de l’organisation américaine Human Rights Watch. Dans une lettre au président Bush avant la visite de Karimov, l’organisation a dénoncé la politique d’un régime qui étouffe, selon elle, l’opposition. «Il n’y a pas eu une seule élection “libre” et “équitable”», a estimé Human Rights Watch. La semaine dernière, les autorités ouzbèkes ont enregistré l’Organisation indépendante pour les droits de l’homme (OIDH), un geste rarissime de bonne volonté visant à montrer l’attachement du pouvoir aux valeurs démocratiques, selon des observateurs. Mais pour l’OIDH, il ne s’agit que de la poudre aux yeux. «Il y a d’autres ONG qui n’ont toujours pas été enregistrées et nous pensons que le temps est venu de légaliser des organisations politiques d’opposition», a déclaré un défenseur des droits de l’homme, Tolib Iakoubov.
Le président ouzbek Islam Karimov a entamé hier sa visite aux États-Unis, une première qui marque le rapprochement intervenu entre les deux pays après les attentats du 11 septembre mais n’a pas fait oublier les violations des droits de l’homme perpétrées en Ouzbékistan. Karimov doit être reçu ce soir par le président américain George W. Bush, selon un porte-parole de la présidence ouzbèke. Il doit également s’entretenir avec des membres du Congrès et des hommes d’affaires au cours de sa visite qui se terminera le 14 mars. «Les rencontres (du président) refléteront les nouvelles relations établies entre l’Ouzbékistan et les États-Unis ces derniers mois», a commenté le porte-parole. «Les États-Unis ont l’intention d’approfondir leur coopération avec l’Ouzbékistan, non seulement dans le domaine...
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