Rechercher
Rechercher

Actualités

Washington blâme en même temps Israël et l’Autorité

Israël et l’Autorité palestinienne ont été épinglés par le rapport annuel du département d’État sur les droits de l’homme, publié hier, pour n’avoir appliqué aucune des recommandations du plan Mitchell pour un cessez-le-feu au Proche-Orient. Dans deux chapitres séparés, consacrés l’un à Israël et l’autre aux Territoires occupés, le département d’État décortique avec minutie les manquements au respect des droits de l’homme dans cette région, mais se garde d’en attribuer la responsabilité à l’une ou l’autre des parties. Ni le président palestinien Yasser Arafat, ni le Premier ministre israélien Ariel Sharon ne sont personnellement mis en cause, le rapport se contentant de critiquer les manquements de part et d’autre au respect des droits de l’homme. «Aucune des recommandations du rapport (du sénateur George Mitchell, publié le 30 avril 2001), n’avait été mise en œuvre à la fin de l’année» 2001, constate le rapport, qui relève cependant qu’elles ont été officiellement entérinées par les deux parties. Au lieu de cela, regrettent les auteurs du rapport, le nombre des morts et des blessés, tant civils que militaires, n’a cessé de croître au cours de l’année 2001, tant en Israël que dans les territoires palestiniens. «La nature des violences a également changé» l’an dernier, note le département d’État, qui rappelle que des Palestiniens ont tué un ministre israélien et que les militaires israéliens ont tué le secrétaire général de l’aile politique du Front de libération de la Palestine (FPLP). Côté palestinien, les attaques ont été perpétrées par des kamikazes, ou des tireurs utilisant des armes automatiques, des lance-roquettes antichar, des mortiers et des grenades. Des colonies ont été visées ainsi que des quartiers situés dans la périphérie de Jérusalem, sur des terres conquises en 1967. Les Israéliens ont pour leur part multiplié les incursions dans des zones à forte concentration de populations civiles palestiniennes, de même que les liquidations de meneurs voire de dirigeants locaux, les tirs et les bombardements dans des zones habitées, tandis qu’ils ont eu recours à un armement de plus en plus lourd (blindés, hélicoptères et avions de chasse). Les groupes terroristes palestiniens «y compris des membres des forces de sécurité et le Tanzim du Fateh (de Yasser Arafat)» ont tué 208 Israéliens, civils et militaires dans les violences qui ont commencé en septembre 2000. Les forces de sécurité israéliennes, quant à elles, ont tué au moins 501 Palestiniens et en ont blessé 6 300 autres, jusqu’à la fin 2001. Des deux côtés, ces bilans ont depuis été largement dépassés en raison d’une dégradation de la situation sur le terrain. Le rapport note que l’intifada, qui a commencé en octobre 2000, a des causes «complexes», qui sont «toujours hautement controversées», et se garde d’en attribuer la responsabilité aux uns ou aux autres. Sans tirer de conclusions, le rapport rappelle «le processus historique de réconciliation» qui avait commencé avec la conférence de Madrid en 1991, pour se poursuivre en 1993 avec le premier accord de paix entre Israël et l’OLP de Yasser Arafat.
Israël et l’Autorité palestinienne ont été épinglés par le rapport annuel du département d’État sur les droits de l’homme, publié hier, pour n’avoir appliqué aucune des recommandations du plan Mitchell pour un cessez-le-feu au Proche-Orient. Dans deux chapitres séparés, consacrés l’un à Israël et l’autre aux Territoires occupés, le département d’État décortique avec minutie les manquements au respect des droits de l’homme dans cette région, mais se garde d’en attribuer la responsabilité à l’une ou l’autre des parties. Ni le président palestinien Yasser Arafat, ni le Premier ministre israélien Ariel Sharon ne sont personnellement mis en cause, le rapport se contentant de critiquer les manquements de part et d’autre au respect des droits de l’homme. «Aucune des recommandations du rapport...