Blanchiment Audition du secrétaire général de la Commission bancaire française
le 20 février 2002 à 00h00
Jean-Louis Fort, secrétaire général de la Commission bancaire, organisme de contrôle de banques françaises, a été entendu comme témoin vendredi dans une affaire de blanchiment présumé entre la France et Israël, a-t-on appris hier de source proche du dossier. M. Fort a été entendu à Paris par des policiers, a-t-on précisé de même source. Cette audition intervient après celle de plusieurs autres responsables des autorités de tutelles des banques françaises visant à déterminer quelle a été leur attitude face à cette affaire dans laquelle plusieurs établissements bancaires, dont la Société Générale, sont mis en cause. Après sa mise en examen mi-janvier pour «blanchiment aggravé», le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, avait estimé que c’est «le système français de traitement des chèques» qui se trouvait «mis en cause dans son ensemble». Plusieurs documents saisis à l’occasion de perquisitions au siège de la Société Générale dans le quartier de la Défense semblent indiquer que la banque qu’il dirige avait connaissance, plusieurs mois avant sa mise en cause, de ce circuit de blanchiment ainsi que de l’enquête judiciaire menée sur ces faits, a-t-on appris de source proche du dossier. Dans une note interne saisie au secrétariat général de la banque, et qui fait état de l’enquête en cours, il est notamment écrit, dans une rubrique énumérant les objectifs de la banque : «faire reculer le juge», a-t-on précisé de même source. Interrogé sur cette mention lors de sa première audition sur le fond, M. Bouton n’a pas souhaité s’expliquer, soulignant simplement qu’il s’agissait d’un document interne qui avait été rédigé postérieurement aux premières mises en examen de cadres de sa banque. Mi-janvier, le ministre de l’Économie, Laurent Fabius, a demandé à la Commission bancaire et aux services de son ministère de vérifier si le dispositif français contre le blanchiment d’argent était «adapté». «S’il s’avérait qu’il y a des défauts dans le système juridique, j’ai demandé à la fois à la Commission bancaire et à mes services de voir s’il y a des réformes nécessaires à opérer», avait déclaré M. Fabius. Plus de 90 personnes et plusieurs banques sont mises en examen dans cette affaire. Le délit de blanchiment, qui date de 1996, consiste à «apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d’un crime ou d’un délit».
Jean-Louis Fort, secrétaire général de la Commission bancaire, organisme de contrôle de banques françaises, a été entendu comme témoin vendredi dans une affaire de blanchiment présumé entre la France et Israël, a-t-on appris hier de source proche du dossier. M. Fort a été entendu à Paris par des policiers, a-t-on précisé de même source. Cette audition intervient après celle de plusieurs autres responsables des autorités de tutelles des banques françaises visant à déterminer quelle a été leur attitude face à cette affaire dans laquelle plusieurs établissements bancaires, dont la Société Générale, sont mis en cause. Après sa mise en examen mi-janvier pour «blanchiment aggravé», le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, avait estimé que c’est «le système français de traitement des chèques»...
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