Le ski alpin ne cesse de surprendre aux Jeux olympiques de Salt Lake City, mais pas Marina Anissina et Gwendal Peizerat. Après les défaites de l’Autrichien Stephan Eberharter en descente et en super-G, le sacre de Carole Montillet en descente dames et la victoire de Janica Kostelic en combiné, l’Italienne Daniela Ceccarelli, inconnue des palmarès, a remporté dimanche le super-G dames sur la piste de Snowbasin. Daniela Ceccarelli a 26 ans, elle est policière militaire de profession et romaine de naissance. Elle n’avait jamais remporté une course de Coupe du monde. Ses meilleurs résultats étaient une place de deuxième en super-G et de troisième en descente. Ils avaient certes été obtenus au cours des trois derniers mois et peuvent rétrospectivement être interprétés comme le signe annonciateur de son triomphe à venir, mais personne ne l’attendait en vainqueur au bas de la piste de Snowbasin. «Je n’arrive pas à croire que je viens d’obtenir ma première victoire lors de mes premiers Jeux olympiques», a-t-elle reconnu. L’équipe italienne a même semblé en passe de réussir un doublé or-argent grâce à Karen Putzer plus connue pour ses talents en slalom géant que dans les épreuves de vitesse. Parties avec les dossards n° 2 et n° 9, la brune Karen et la blonde Daniela ont résisté au passage de toutes les favorites, l’Allemande Hilde Gerg, la Française Carole Montillet et les Autrichiennes Michaela Dorfmeister et Renate Götschl. Seule Janica Kostelic, partie en 16e position, est venue s’intercaler sur la deuxième marche du podium, à cinq centièmes de Daniela Ceccarelli et avec 22 centièmes d’avance sur Karen Putzer. Derrière l’Autrichienne Alexandra Meissnitzer, Hilde Gerg a fini 5e, Michaela Dorfmeister 6e, Carole Montillet 7e et Renate Götschl 8e. Anissina et Peizerat mènent la danse «J’ai skié à 100 %. J’ai été agressive, peut-être un peu trop, mais je n’ai pas de regrets, a dit Carole Montillet. «J’ai envie d’aller boire une bière». Sur la patinoire de Salt Lake City, Marina Anissina et Gwendal Peizerat n’ont laissé aucune place à la surprise. Auteurs d’une prestation sans faute, les Français ont conservé la tête de l’épreuve de danse en patinage artistique devant la paire russe Irina Lobatcheva/Ilia Averboukh et les Italiens Barbara Fusar-Poli et Maurizio Margaglio. Placés en tête par les juges, malgré un 6.0 accordé aux Russes en artistique par la juge polonaise, Anissina et Peizerat aborderont donc en position de force le programme libre, qui aura lieu lundi. «On a très bien patiné, on était très ensembe. Il y avait beaucoup d’emotion. On a vu la réaction du public, qui a aimé», a déclaré Anissina. «Le public américain est un public très sportif avec un très bon état d’esprit», a ajouté Peizerat. «C’est une compétition un peu plus stressante que les autres, mais on fera le maximum demain (lundi)», a conclu sa partenaire. Après la compétition, les Canadiens Jamie Salé et David Pelletier ont reçu des mains du président de l’ISU, Ottavio Cinquanta, leur médaille d’or de l’épreuve de couple. Le CIO, après enquête et sur proposition de l’ISU, avait décidé d’accorder une seconde médaille d’or aux Canadiens. Ils avaient été devancés par les Russes Elena Berejnaïa et Anton Sikharoulidze, mais l’ISU a estimé que la juge française Marie-Reine Le Gougne avait été influencée dans son vote, favorable aux Russes. Le short track a permis à l’Australien Steven Bradbury de donner à son pays sa première médaille d’or olympique d’hiver grâce à trois carambolages en quarts de finale, demi-finale et finale du 1 000 mètres. «Ma seule tactique était de laisser faire les autres et d’attendre qu’il se passe quelque chose», a dit le patineur des antipodes qui avait terminé 21e sur cette distance aux Jeux de Nagano, 24e aux derniers championnats du monde à Sheffield et 35e au classement de la Coupe du monde 2000-2001. «Dieu vous sourit de temps en temps», a-t-il dit. «Je n’étais pas le plus rapide mais ma tactique a marché. J’accepte la médaille». Le short track a également donné à la Chine sa première médaille d’or de l’histoire des Jeux d’hiver. Yang Yang (A), ainsi désignée parce qu’une autre patineuse chinoise porte le même nom en alphabet phonétique occidental et est donc devenue Yang Yang (B), a mis fin à une décennie de frustration chinoise dans le 500 mètres féminin. À la différence de celle de Bradbury, sa victoire était attendue car elle a été sacrée cinq fois championne du monde. Encore moins inattendue, a été la victoire de la Norvège dans le relais 4x10 km de ski de fond Les Norvégiens qui s’étaient déjà imposés sur cette distance à Nagano ont devancé de trois dixièmes de secondes le relais italien, médaille d’argent, et le relais allemand, médaille de bronze.
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