Des cous graciles russes et américains, ceux des favorites du concours olympique féminin de patinage artistique qui commence aujourd’hui par le programme court, se tendent déjà dans l’espoir d’y voir accrocher la parure (médaille) d’or de la victoire. En fait, vingt-six jeunes femmes ne patineront que dans le secret espoir de monter sur la plus haute marche du podium et se pencher pour recevoir le précieux trophée. Mais la prétention d’au moins vingt d’entre elles paraît nettement exagérée, au regard de leur compétence sportive. Si bien que la lutte se circonscrira dans le duel attendu entre les représentantes des deux nations phares du patinage féminin, Maria Butyrskaya (29 ans), Irina Slutskaya (23 ans) et Viktoria Volchkova (19 ans), pour la Russie, et Michelle Kwan (22 ans), Sara Hughes (16 ans) et Sacha Cohen (17 ans), pour les États-Unis. De ce lot restreint émergent trois grandissimes favorites, dont la Sino-Américaine Michelle Kwan n’est pas la moindre. La championne du monde 2000 est la seule à avoir déjà gravi un podium olympique. Elle avait atteint la deuxième marche, en 1998, à Nagano, où tous lui auraient attribué d’avance la médaille d’or. La menace À la surprise générale, Kwan avait été devancée in extremis par sa compatriote Tara Lipinski, qui monnaie aujourd’hui son succès sur le circuit professionnel. Kwan s’est consolée en assurant le doublé pour les États-Unis, la nation six fois victorieuse dans la spécialité. Avec son nouveau et ambitieux programme, Shéhérazade (musique de Nikolaï Rimsky-Korsakov), la sextuple championne des États-Unis a les moyens de ses ambitions. Elle a toutefois concédé ses deux défaites à celle qui s’affirme comme sa principale rivale, la Russe Irina Slutskaya. La championne du monde en titre a fêté son anniversaire à Salt Lake City et souhaiterait marquer l’événement en devenant la toute première Russe à inscrire son nom au palmarès olympique. Le joker Depuis 1908, seule Kira Ivanova, représentant l’ex-Union soviétique, a remporté une médaille de bronze, à Sarajevo (1984). Slutskaya est forte, cette année, de ses victoires au Grand Prix ISU de Russie et à la finale à Kitchener (Canada). Maria Butyrskaya s’est révélée, sans conteste, la plus brillante du début de saison. La championne du monde 1999 a le patinage chevillé à l’âme. Elle a travaillé d’arrache-pied pour remporter deux manches du Grand Prix, en France et en Allemagne. Un peu émoussée physiquement à l’heure de la finale, elle y a pris la quatrième place. Mais même avec une forme moyenne, et sans Slutskaya, blessée, elle a ajouté un titre européen à sa collection, il y a un mois, à Lausanne (Suisse). Depuis, elle est apparue en pleine possession de ses moyens aux premiers entraînements olympiques. Butyrskaya constitue peut-être l’arme secrète de la Russie, son joker. Une certaine homogénéité règne en équipe de France avec Vanessa Gusmeroli et Laetitia Hubert, d’un niveau quasi équivalent. Mais il est loin de leur permettre de lutter à armes égales avec les favorites. En témoignent la sixième place à l’Euro 2002 enregistrée à Lausanne par Hubert et la douzième de Gusmeroli dans cette même épreuve, leur dernière compétition internationale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des cous graciles russes et américains, ceux des favorites du concours olympique féminin de patinage artistique qui commence aujourd’hui par le programme court, se tendent déjà dans l’espoir d’y voir accrocher la parure (médaille) d’or de la victoire. En fait, vingt-six jeunes femmes ne patineront que dans le secret espoir de monter sur la plus haute marche du podium et se pencher pour recevoir le précieux trophée. Mais la prétention d’au moins vingt d’entre elles paraît nettement exagérée, au regard de leur compétence sportive. Si bien que la lutte se circonscrira dans le duel attendu entre les représentantes des deux nations phares du patinage féminin, Maria Butyrskaya (29 ans), Irina Slutskaya (23 ans) et Viktoria Volchkova (19 ans), pour la Russie, et Michelle Kwan (22 ans), Sara Hughes (16 ans) et Sacha...