Le Pakistan espère que la privatisation en cours de ses télécommunications ainsi que de son secteur énergétique attireront l’investissement étranger dont il a tant besoin, a déclaré le ministre en charge de la Privatisation, Altaf Salim. Le gouvernement est prêt à vendre des participations majoritaires dans les sociétés publiques Pakistan Telecommunication Co. (PTCL), Pakistan State Oil (PSO), Karachi Electric Supply Corp. (KESC) et Oil and Gas Development Co. (OGDC), a-t-il expliqué durant une conférence sur l’investissement organisée par la Chambre de commerce internationale à Karachi (sud). Pour rassurer les investisseurs potentiels, le cadre réglementaire a été renforcé et le processus de privatisation rendu transparent, a assuré le ministre. Le programme de privatisation du Pakistan a été lancé après la prise de pouvoir du président Pervez Musharraf par un coup d’État pacifique en octobre 1999. M. Musharraf s’est engagé à utiliser les recettes des privatisations pour améliorer les finances de l’État, lourdement endetté. Le gouvernement avait déjà annoncé qu’il allait vendre cette année 15 à 16 % de PTCL, avec le contrôle de la gestion du groupe. La date limite fixée aux offres est en mai, a déclaré M. Salim. Le monopole de PTCL s’achève à la fin 2002. Les banques d’affaires américaines Goldman Sachs et JP Morgan ont été nommées comme conseillers financiers pour les privatisations, a-t-il ajouté. Le gouvernement entend également vendre 51 % de PSO, la principale compagnie de distribution de carburant du pays qui a dégagé un bénéfice net de 43 millions de dollars durant l’exercice fiscal 2000-2001. Le gouvernement avait annoncé en janvier cette privatisation, avec début de l’offre en février. Le ministre du Pétrole et des Ressources naturelles Usman Aminuddin, qui s’exprimait durant la même conférence, a averti que la facture des importations pétrolières du Pakistan atteindrait 8,26 milliards de dollars en 2010, contre 2,5 à 3 milliards actuellement, si les ressources énergétiques domestiques n’étaient pas exploitées. Selon M. Aminuddin, les projets transfrontaliers de pipelines avec l’Iran, le Turkménistan et le Qatar sont en cours d’étude. La demande énergétique s’accroît en moyenne de 5 % par an et les importations de pétrole représentent 41 % des approvisionnements primaires d’énergie du pays, a-t-il précisé. Le gouvernement offre également des incitations aux investisseurs étrangers pour l’exploration de pétrole et de gaz dans le pays, a expliqué M. Aminuddin. Le Pakistan a, selon lui, des réserves pétrolières prouvées de 39,7 millions de tonnes et des réserves de gaz naturel de 467,3 millions de tonnes ainsi que de charbon de 1,946 milliard de tonnes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Pakistan espère que la privatisation en cours de ses télécommunications ainsi que de son secteur énergétique attireront l’investissement étranger dont il a tant besoin, a déclaré le ministre en charge de la Privatisation, Altaf Salim. Le gouvernement est prêt à vendre des participations majoritaires dans les sociétés publiques Pakistan Telecommunication Co. (PTCL), Pakistan State Oil (PSO), Karachi Electric Supply Corp. (KESC) et Oil and Gas Development Co. (OGDC), a-t-il expliqué durant une conférence sur l’investissement organisée par la Chambre de commerce internationale à Karachi (sud). Pour rassurer les investisseurs potentiels, le cadre réglementaire a été renforcé et le processus de privatisation rendu transparent, a assuré le ministre. Le programme de privatisation du Pakistan a été lancé après la...