Samedi était jour de la Norvège aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City. Vainqueur du super-G, Kjetil-Andre Aamodt a décroché sa septième médaille d’or et a confirmé son statut de skieur alpin le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques. Vainqueur du 12,5 km de poursuite, Ole Einar Björndalen a pour sa part signé le premier triplé au cours des mêmes Jeux olympiques de l’histoire du biathlon olympique. La fête aurait pu être encore plus parfaite pour les Norvégiens si la biathlète Liv Grete Skjelbreid, déjà médaillée d’argent du 15 km, n’avait pas échoué pour 2,5 secondes au pied du podium du 10 km poursuite. La course a été remportée par la Russe Olga Pileva, devant l’Allemande Kati Wilhelm et la Bulgare Irina Nikoultchina. Sur le plateau d’altitude de Soldier Hollow, loin de la polémique sur le patinage artistique que la «deuxième médaille d’or» accordée aux Canadiens et la suspension de la juge française Marie-Reine Le Gougne n’apaise pas, le biathlon a mis un peu de baume au cœur de l’équipe de France Derrière l’intouchable Björndalen, Raphaël Poirée a obtenu la médaille olympique qui manquait à son palmarès pourtant riche d’une Coupe du monde et de trois titres de champion du monde. Le premier médaillé olympique individuel du biathlon français a relativisé son succès. «La première place était impossible aujourd’hui. Je suis parti à fond, avec l’intention de courir à 100 %», a-t-il dit. «Cette médaille, je la voulais vraiment, surtout après les deux premières courses. Je n’ai jamais eu peur, je me sentais nettement mieux sur les skis qu’au début des Jeux». Et avant même de connaître le résultat de son épouse, il lui a rendu un hommage rafraîchissant : «Avec Liv Grete, on s’était dit que le plus important était d’être heureux ensemble (...). J’ai une femme formidable. Et je ne l’échangerais pas contre les trois médailles d’or d’Ole Einar Björndalen». Il n’en a pas pour autant oublié de rendre hommage au vainqueur. «Gagner trois épreuves aux Jeux olympiques, c’est très difficile, surtout quand il y a une quinzaine d’athlètes susceptibles de l’emporter», a-t-il dit. Les records d’Aamodt Le Français et le Norvégien s’entraînent souvent ensemble et Björndalen s’est montré tout aussi modeste dans l’immense victoire qui a été la sienne. «Je me sentais bien sur mes skis aujourd’hui. je me suis bien amusé, ce qui est très important selon moi», a-t-il dit. «Parfois, les Jeux olympiques sont un peu trop sérieux». Il y a dix ans aux Jeux d’Albertville, Kjetil-Andre Aamodt avait remporté la médaille d’or du super-G. Il a récidivé à Snowbasin et a porté à sept le record de médailles d’or olympiques en ski alpin qu’il détenait déjà seul depuis qu’il avait relégué par sa victoire dans le combiné, mercredi, l’Italien Alberto Tomba, l’Allemande Katja Seizinger et la Suissesse Vreni Schneider, à la deuxième ligne des tablettes. À 30 ans, au soir de sa carrière, le Norvégien détient également le record de 17 médailles olympiques et mondiales. Il n’en demande pas pour autant de passer dans les talk-shows des télévisions américaines comme un patineur canadien en campagne médiatique pour récupérer, à juste titre ou non, une médaille d’or. «Je suis très heureux de cette victoire. J’étais venu pour remporter le combiné où j’étais favori. Cette victoire m’a donné confiance. Aujourd’hui c’est du bonus», s’est-il contenté de dire. «Remporter le super-G dix ans après, c’est incroyable». En patinage de vitesse, un record du monde a valu au Néerlandais Gerard van Velde, qui ne faisait pas partie des favoris, l’or du 1 000 mètres messieurs. En 1’07’’18, il a battu le précédent record du Canadien Jeremy Wotherspoon (1’07’’72), pour devancer son compatriote Jan Bos et l’Américain Joey Cheek. Pendant ce temps, Jamie Salé et David Pelletier donnaient une conférence de presse à Salt Lake City. «La dernière», ont-ils promis. Ils doivent recevoir prochainement leur médaille d’or. «J’ai juste le goût de rentrer à la maison et de dormir. Je veux pouvoir aller prendre une bière tranquille avec les amis, aller au restaurant et au cinéma. Retrouver une vie normale, quoi !», a dit David Pelletier. L’agent du couple, Craig Fenech, était présent. Toujours intraitable, il a exclu que Salé et Pelletier participent à une compétition où ils risqueraient de rencontrer les Russes Elena Berejnaïa et Anton Sikharoulidze. «C’est clair qu’il y a eu collusion, et ce n’est pas une question de nationalisme canadien», a-t-il dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Samedi était jour de la Norvège aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City. Vainqueur du super-G, Kjetil-Andre Aamodt a décroché sa septième médaille d’or et a confirmé son statut de skieur alpin le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques. Vainqueur du 12,5 km de poursuite, Ole Einar Björndalen a pour sa part signé le premier triplé au cours des mêmes Jeux olympiques de l’histoire du biathlon olympique. La fête aurait pu être encore plus parfaite pour les Norvégiens si la biathlète Liv Grete Skjelbreid, déjà médaillée d’argent du 15 km, n’avait pas échoué pour 2,5 secondes au pied du podium du 10 km poursuite. La course a été remportée par la Russe Olga Pileva, devant l’Allemande Kati Wilhelm et la Bulgare Irina Nikoultchina. Sur le plateau d’altitude de Soldier Hollow, loin de la...