Arafat doit « réprimer le terrorisme », affirme Straw
le 14 février 2002 à 00h00
Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw a estimé hier que le président palestinien Yasser Arafat devait «réprimer le terrorisme», après des entretiens à Jérusalem avec les dirigeants israéliens. M. Straw est arrivé hier en Israël, où il a rencontré séparément son homologue israélien Shimon Peres et le ministre de la Défense, Binyamin Ben Eliezer. Il devait être reçu dans la soirée par M. Arafat à Ramallah en Cisjordanie, où le président palestinien est cerné par les chars israéliens depuis le 3 décembre. Les premiers pas vers la paix devraient consister à rendre la vie de la population d’Israël plus sûre, a affirmé M. Straw à la presse, indiquant que cela signifiait «réprimer le terrorisme en provenance des territoires palestiniens». «L’Autorité palestinienne en a-t-elle le pouvoir ? Oui», a-t-il déclaré. «Il y a eu de longues périodes de calme au cours des derniers mois quand le terrorisme à partir des territoires occupés était maîtrisé par l’Autorité palestinienne», a poursuivi le chef de la diplomatie britannique. «Il n’a pas été contrôlé assez, ni assez longtemps, mais cela montre ce qui peut être fait», a-t-il souligné. M. Straw a écarté des questions sur le remplacement du président palestinien, voulu par le Premier ministre israélien Ariel Sharon, et a réaffirmé que la Grande-Bretagne considérait M. Arafat comme le dirigeant des Palestiniens. «Nous reconnaissons Yasser Arafat comme le président de l’Autorité palestinienne», a-t-il indiqué. «S’agissant des responsables de la cargaison du Karine A, il semble y avoir beaucoup d’indices remontant à des personnes au sein de l’Autorité palestinienne et j’en discuterai avec le président Arafat ce soir», a-t-il dit. Par ailleurs, Colin Powell a déclaré hier soir que Yasser Arafat aurait reconnu une part de responsabilité, en tant que président de l’Autorité palestinienne, dans l’affaire du trafic d’armes découvert sur le cargo Karine A. Le cargo Karine A a été intercepté par des commandos israéliens en janvier dans les eaux internationales en mer Rouge. Selon Israël, le navire transportait 50 tonnes d’armes envoyées par l’Iran à l’Autorité palestinienne. Téhéran a démenti toute implication dans cette affaire, de même que M. Arafat, qui a néanmoins ouvert une enquête, limogeant un responsable et lançant un mandat d’arrêt contre deux autres. M. Straw a également mis en garde contre les divergences qui existent entre les États-Unis et l’Union européenne à propos des moyens de régler le conflit israélo-palestinien.
Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw a estimé hier que le président palestinien Yasser Arafat devait «réprimer le terrorisme», après des entretiens à Jérusalem avec les dirigeants israéliens. M. Straw est arrivé hier en Israël, où il a rencontré séparément son homologue israélien Shimon Peres et le ministre de la Défense, Binyamin Ben Eliezer. Il devait être reçu dans la soirée par M. Arafat à Ramallah en Cisjordanie, où le président palestinien est cerné par les chars israéliens depuis le 3 décembre. Les premiers pas vers la paix devraient consister à rendre la vie de la population d’Israël plus sûre, a affirmé M. Straw à la presse, indiquant que cela signifiait «réprimer le terrorisme en provenance des territoires palestiniens». «L’Autorité palestinienne en a-t-elle le pouvoir ? Oui»,...
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